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Trois versions Latines
A gauche: la dernière page de "k"
(Codex Bobiensis), montrant le texte raccourcie de la fin de l'Évangile
de Marc.
Au centre: Section d'une colonne du Codex Amiatinus
montrant Luc 5: 1-3.
A droite: le célèbre Livre de Kells
(Worsworth's Q) richement décoré, montrant Luc 3: 23-26.
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MANUSCRITS DE LA BIBLE
I-
L'Ancien Testament
Présentation
Le
Canon du texte de l'Ancien Testament fut reconnu comme terminé et
scellé depuis le temps de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement
depuis le Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament
qu'ils utilisèrent fut précisément le même qui est employé dans
la Bible d'Olivetan et ses versions: la Bible de Genève, la Bible
Martin, la Bible Ostervald, la Bible de l'Épée. Ce fut en effet le même
texte qui fut utilisé par Jésus et ses disciples. Ce texte suivait
une longue lignée de copies fidèles qui maintenaient le caractère
et les mêmes mots que les autographes. La seule différence est que
ce fut un texte consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les scribes
"massorètes" mot qui signifie "traditionalistes",
prirent la relève des Lévites pour maintenir la pureté du texte. De
l'an 500 à l'an 1,000, ils introduisirent une méthode de préservation
du texte qui fut la plus ingénieuse jamais inventée. L'emphase fut
sur la préservation même de la plus petite lettre dans sa forme
originale et pure. "Ils inventèrent les points voyelles.
Oeuvre admirable qui témoigne du respect apporté à un texte
qui se devait de conserver, sous son aspect extérieur nouveau, tous
les moyens d'une lecture conforme. Ils ont inventé également tout un
système d'accents, afin de sauvegarder la lecture rythmée du texte Hébreu.
Points-voyelles et accents furent placés au-dessus, ou au-dessous du
texte, et non insérés dans le texte même, afin que ce dernier
demeure inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en
rien changé ou altéré le texte original de l'Ancien Testament".
Tous
les moyens de sécurités imaginables furent utilisés pour protéger
le texte et assurer sa transmission. Le nombre de lettres dans chaque
livre fut compté par leur propre valeur numérique, et le total fut enregistré
pour que le travail du copiste puisse être vérifié numériquement,
autant que visuellement. Pour plus de précision, ils comptèrent le
nombre de fois qu'un mot ou une phrase apparaissait dans le texte et
notèrent finalement toutes les particularités orthographiques pour
éliminer toutes les fautes. Si plus que trois erreurs furent trouvées,
le manuscrit entier fut détruit et on recommença le travail. Lorsque
des erreurs furent allouées, la correction fut notée dans la marge
et jamais dans le texte même. Chaque nouvelle copie devait être
faite sur des manuscrits approuvés et le texte écrit avec une encre
spéciale sur des peaux d'un animal considéré "pur" salon
la Loi. Le copiste devait prononcer chaque mot à voix haute. Tout
devait être copié directement d'un autre manuscrit et non de mémoire.
Avant d'écrire le nom de Dieu, il devait essuyer sa plume d'une manière
révérencielle; et avant d'écrire "Jéhovah", il devait
laver tout son corps de peur que le nom sacré sait pollué en l'écrivant.
Selon
la divine providence de notre Dieu Souverain, la Texte Massorétique Hébreu,
nommé aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15" siècles.
Les Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien
Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien
Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible Française
d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la King-James. Ainsi notre Dieu
Tout-Puissant nous préserva sa Parole intacte à travers les siècles
dans le Texte Hébreu.
Tous
les anciens manuscrits connus de l'Ancien Testament à partir du
9" siècle contiennent le Texte Massorétique Le premier critique
textuel à nous indiquer cela fut l'évêque Kennicott. De 1776 à
1780, il publia à l'université d'Oxford, une liste de 634 manuscrits
hébreux. Il fut suivit par De Mossi, qui de 1784 à 1788 publia une
liste de 8213 manuscrits de plus. Aucune variations substantielles
Furent remarquées par ces deux savants dans la totalité de 1,459
manuscrits.

Pentateuque
Samaritaine
Aujourd'hui,
nous faisons face à plusieurs tentatives de renverser et
usurper le Texte Sacré des Massorètes. Les ennemis de la
pure Parole de Dieu utilisent les découvertes archéologiques
récentes, comme celles des Manuscrits de la Mer Morte, pour
accomplir leur sinistre travail. La Pentateuque Samaritaine
est un de ces manuscrits utilisés par les apostasiés
modernes. Ce manuscrit date du 13" siècle et fut apparemment
découvert par le grand-prêtre Phinehas en 1335. Bruce
Pringle nous dit qu'il est composé de sections de différents
manuscrits d'origine incertaine. Il est rempli de corruptions
textuelles et s'accorde mot pour mot avec le Targum de Onkelos
qui est une paraphrase Araméenne traditionnelle de la loi de
Moise. Une copie fut trouvée en Europe en 1616 et fut publiée
en 1628 par J. Morinus qui proclama sa supériorité sur le
Texte Massorétique.
Ceci
est la cas pour toutes nouvelles découvertes utilisées par certains
érudits hostiles au Texte Traditionnel, pour affaiblir la position
des Réformateurs et des chrétiens fidèles sur l'autorité de la
Bible Authentique. Nous trouvons cette tactique de subversion dans la
Bible de Jérusalem et celle de Maredsous où nous trouvons la lecture
de la Pentateuque Samaritaine sur Deut. 27: 4 dans une note au bas du
texte. Le Texte Samaritain a changé "le mont Ébal" pour
"le mont Garazim", et dans Deut.11:30, "en face de
Guilgal" est changé pour "en face de Sichem", comme
nous trouvons dans les notes de la Bible T.O.B. sur ce passage. Les
Samaritains firent ces altérations dans le but de changer le siège
d'autorité d'Israël à celui du Mont Garazim (Jn.4:19-22); tout
comme nos apostasiés modernes cherchent à changer l'autorité du
Texte Massorétique pour la Texte Samaritain. Il existe des milliers
d'autres manuscrits comme ceux de la secte des Esséniens de Qumran,
ceux de Nag Hammadi, et ceux de la Septante mythique, qui sont loués
et approuvés par la théologie libérale; et dont les lectures seront
ajoutées éventuellement et sournoisement dans les versions modernes
de la Bible, comme étant la Parole de Dieu même.
1-
Rédaction des manuscrits
Environ 4 siècles avant JC, l'AT était complet.
a-
Quelques règles pour les copistes
Voici
quelques exemples de prescriptions du Talmud pour les copistes:
-
Les colonnes devaient faire entre 48 et 60 lignes et les lignes
devaient être de 30 lettres.
-
Les copies devaient être effectuées à partir d'un manuscrit
authentique, et il était interdit d'y apporter toute modification.
-
On ne devait rien écrire de mémoire.
-
Les copistes devaient être Juifs (Pour le pentateuque Samaritain, ils
devaient être Samaritains).
-
Quand ils avaient fini la copie, les copistes devaient compter les
lettres et les mots.
b-
Les Massorètes
Pourquoi
parle-t-on des Massorètes, de texte massorétique ?
Le
texte hébreu de l’Ancien Testament est souvent nommé texte massorétique.
Il est l’œuvre des massorètes, savants juifs qui durant plusieurs
siècles (surtout du VIIième au XIième siècle)
assurèrent la transmission (massorah) du texte Biblique.
Assurer
cette transmission au cours des siècles n’était pas chose facile.
En effet, en hébreu, comme dans les autres langues sémitiques, on ne
note que les consonnes. La lecture est d’un usage assez facile, tant
que la langue est couramment parlée. Les difficultés ont donc
commencé à poindre lorsque peu à peu l’hébreu a été remplacé
par l’araméen dans la langue parlée. Les scribes ont alors commencé
à employer des lettres appelées « matres lectionis » (mères
(guide) de lecture) qui, au nombre de quatre servaient à indiquer les
voyelles donc la prononciation. Mais des ambiguïtés persistaient
dans l’interprétation des textes écrits.
Des
savants juifs se sont donc attelés à cette formidable tâche
consistant à rendre encore plus lisible de tous les textes originaux
en inventant un système sophistiqué: ils ajoutent, sans pour autant
modifier le texte initial, de petits signes ou points voyelles (neqoudôt),
placés au-dessus ou au-dessous des consonnes (ou parfois dedans)
indiquant par là même la prononciation qu’ils jugent la plus
convenable.
Mais
là ne s’arrête pas leur travail, les massorètes dotent le texte
d’une ponctuation, de signes indiquant la ligne mélodique pour la
proclamation chantée dans les synagogues, ils divisent le texte en
sections, et enfin ajoutent des notes au texte biblique (massores)
pour bien en faire saisir le sens.
Qui
sont les Massorètes, quand et où œuvraient-ils ?
Le
travail des massorètes va s’étendre du VIIième au XIième
siècle en Palestine et en Babylonie.
1- l’école
de Tibériade. Avec la famille Ben Asher, ce sont les inventeurs
du genre si l’on peut dire, leur système de signes placés
au-dessous des consonnes sera généralisé.
2- l’école
de Babylonie. Ces massorètes orientaux inventent leur propre
système de vocalisation avec des signes placés au-dessus des
consonnes. Ils disparaissent au XIième siècle.
- Ce sont des scribes, qui ont travaillé entre 500 et 1000 ap. JC.
- Ajout des points voyelles au texte
Jusqu'alors
le texte n'était écrit qu'avec des consonnes. Afin de fixer la
prononciation des mots et le sens du texte, les massorètes ont ajouté
des points voyelles.
-
Ajout des accents au texte
Ces
accents indiquent la manière selon lequel le texte doit être récité
(on parle de cantilation du texte, qui est un intermédiaire entre la
lecture et le chant). Il y a un accent par mot. Ces accents nous
renseignent aussi sur la syntaxe du texte car il y a des accents de
fin de verset, de milieu de verset, ...
-
Ajout des massores
-
Petite massore, ou notes marginales : il s'agit de notes brèves dans
les marges du texte. Elles indiquent surtout les formes inhabituelles.
-
Quand un mot leur semblait incorrect, ils le laissaient dans le texte
(Ketiv), mais plaçaient en marge les consonnes du mot rectifié (Qeré).
-
Lorsqu'il y avait une bizarrerie, ils indiquaient de quelle manière
il fallait comprendre le texte (Sebir).
-
Grande massore : il s'agit de notes brèves en haut ou en bas du
texte. Ces notes sont plus développées que celles de la petite
massore. Il s'agit d'une sorte de concordance de passages qui ont un
peu les mêmes bizarreries.
- Massore
finale : il s'agit d'indications statistiques à la fin des livres.
Par exemple, elles indiquent le nombre de mots du livre, le mot, le
verset et la lettre qui sont aux centre du livre et vont même jusqu'à
indiquer le nombre de fois qu'une lettre ou expression particulière
est employée dans un livre!
-
Autres remarques
-
Les massorètes étaient très scrupuleux et même superstitieux (ils
pensaient que leur avenir éternel dépendait de la qualité de leur
copie, ils se lavaient les mains et changeaient de plume avant d'écrire
le nom du Seigneur, ...).
-
S'ils ajoutaient une consonne à un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du
mot, pour ne pas altérer le texte.
-
Une fois leur travail terminé, les Massorètes ont détruit les
anciens manuscrits qui n'avaient plus aucune utilité. (Info à
confirmer).
-
Tiqqun soferim : il s'agit de traditions relatives à une modification
du texte oppérée par des scribes au cours de la copie. Ces
traditions ne se trouvent pas dans les manuscrits, mais dans d'autres
documents. Suivant les documents, on relève 8, 11 ou 18 tiqqun
soferim pour tout l'AT (Ex : Jb 32.3 à Dieu remplacé par Job).

Texte
Massorétique de Ben Asher

Bible
Hébraïque utilisée par Luther
2-
Les manuscrits hébreux
Il
n'existe pas, à notre connaissance, de manuscrit complet de l'Ancien
Testament hébreu qui ait plus de mille ans. Même les rouleaux de
parchemin de Qumrân, beaucoup plus anciens que tous les autres écrits
connus, sont incomplets : le livre d'Esther manque totalement et
l'on ne trouve que des portions des autres livres, sauf celui d'Ésaïe
qui est complet.
La plus importante collection de ces manuscrits bibliques se trouve à
Saint-Pétersbourg (autrefois Leningrad). C'est là que figure le plus
ancien manuscrit complet de l'Ancien Testament, le
Codex
Leningradensis (daté de 1008 apr. J.-C.). Il constitue toujours
la base des éditions actuelles du texte original, tandis que les
manuscrits de Qumrân ont permis certains éclaircissements dans des
passages bibliques de traduction difficile. Il existe toutefois des
fragments plus anciens du texte de l'Ancien Testament.
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