MANUSCRITS DE LA BIBLE - BIBLETEXTE ETAM : Ces lacs étaient autrefois reliées à la Mer Rouge. Ligne de remontée vers la Palestine. Peu-être certaines tribus l'ont-elles empruntées au sortir d'Egypte.

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Trois versions Latines

A gauche: la dernière page de "k" (Codex Bobiensis), montrant le texte raccourcie de la fin de l'Évangile de Marc. 

Au centre:  Section d'une colonne du Codex Amiatinus montrant Luc 5: 1-3. 

A droite:  le célèbre Livre de Kells (Worsworth's Q) richement décoré, montrant Luc 3: 23-26.

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MANUSCRITS DE LA BIBLE

I- L'Ancien Testament

1- Rédaction des manuscrits

a- Quelques règles pour les copistes

b- Les Massorètes

2- Les manuscrits hébreux

a- Les manuscrits de Qumrân

b- Quelques autres manuscrits

3- Les versions anciennes

a- La Septante

- Les livres contestés

- Réformateurs et Apocryphes

- Les textes rejetés par tous

- Les apocryphes ne sont point inspirés

b- Autres versions grecques

c- Les Targums araméens

4- Éditions imprimées en hébreu

 

II- Le Nouveau Testament

1- Les manuscrits

a- Les papyrus

b- Les manuscrits en lettres onciales (majuscules)

c- Les manuscrits en lettres cursives (minuscules)

d- Les traductions antiques du NT

e- Les citations bibliques des Pères de l'Eglise

f- Les lectionnaires

g- Les Ostraca

h- Remarques

2- Comparaison avec les oeuvres classiques

3- Remarques

- Mutation du texte de la Parole de Dieu

- Le Texte Reçu Grec

- Scrivener, Burgon, et Miller

 

 

 

I- L'Ancien Testament

Présentation

 

Le Canon du texte de l'Ancien Testament fut reconnu comme terminé et scellé depuis le temps de Esdras et Néhémie, et plus particulièrement depuis le Concile de Jamnia en l'an 90. Le texte de l'Ancien Testament qu'ils utilisèrent fut précisément le même qui est employé dans la Bible d'Olivetan et ses versions: la Bible de Genève, la Bible Martin, la Bible Ostervald, la Bible de l'Épée. Ce fut en effet le même texte qui fut utilisé par Jésus et ses disciples. Ce texte suivait une longue lignée de copies fidèles qui maintenaient le caractère et les mêmes mots que les autographes. La seule différence est que ce fut un texte consonnal qui n'avait aucune voyelles. Les scribes "massorètes" mot qui signifie "traditionalistes", prirent la relève des Lévites pour maintenir la pureté du texte. De l'an 500 à l'an 1,000, ils introduisirent une méthode de préservation du texte qui fut la plus ingénieuse jamais inventée. L'emphase fut sur la préservation même de la plus petite lettre dans sa forme originale et pure. "Ils inventèrent les points voyellesOeuvre admirable qui témoigne du respect apporté à un texte qui se devait de conserver, sous son aspect extérieur nouveau, tous les moyens d'une lecture conforme. Ils ont inventé également tout un système d'accents, afin de sauvegarder la lecture rythmée du texte Hébreu. Points-voyelles et accents furent placés au-dessus, ou au-dessous du texte, et non insérés dans le texte même, afin que ce dernier demeure inchangé dans son aspect consonnal. Les massorètes n'ont en rien changé ou altéré le texte original de l'Ancien Testament".

 

Tous les moyens de sécurités imaginables furent utilisés pour protéger le texte et assurer sa transmission. Le nombre de lettres dans chaque livre fut compté par leur propre valeur numérique, et le total fut enregistré pour que le travail du copiste puisse être vérifié numériquement, autant que visuellement. Pour plus de précision, ils comptèrent le nombre de fois qu'un mot ou une phrase apparaissait dans le texte et notèrent finalement toutes les particularités orthographiques pour éliminer toutes les fautes. Si plus que trois erreurs furent trouvées, le manuscrit entier fut détruit et on recommença le travail. Lorsque des erreurs furent allouées, la correction fut notée dans la marge et jamais dans le texte même. Chaque nouvelle copie devait être faite sur des manuscrits approuvés et le texte écrit avec une encre spéciale sur des peaux d'un animal considéré "pur" salon la Loi. Le copiste devait prononcer chaque mot à voix haute. Tout devait être copié directement d'un autre manuscrit et non de mémoire. Avant d'écrire le nom de Dieu, il devait essuyer sa plume d'une manière révérencielle; et avant d'écrire "Jéhovah", il devait laver tout son corps de peur que le nom sacré sait pollué en l'écrivant.

 

Selon la divine providence de notre Dieu Souverain, la Texte Massorétique Hébreu, nommé aussi Texte Traditionnel, fut imprimé au 15" siècles. Les Psaumes furent imprimés en 1477 et la Bible en entier (Ancien Testament) en 1488. Ce Texte Hébreu devint la base de l'Ancien Testament de la Bible Allemande de Luther, de la Bible Française d'Olivetan, et de la Bible Anglaise de la King-James. Ainsi notre Dieu Tout-Puissant nous préserva sa Parole intacte à travers les siècles dans le Texte Hébreu.

 

Tous les anciens manuscrits connus de l'Ancien Testament à partir du 9" siècle contiennent le Texte Massorétique Le premier critique textuel à nous indiquer cela fut l'évêque Kennicott. De 1776 à 1780, il publia à l'université d'Oxford, une liste de 634 manuscrits hébreux. Il fut suivit par De Mossi, qui de 1784 à 1788 publia une liste de 8213 manuscrits de plus. Aucune variations substantielles Furent remarquées par ces deux savants dans la totalité de 1,459 manuscrits.

 

Pentateuque Samaritaine

 

Aujourd'hui, nous faisons face à plusieurs tentatives de renverser et usurper le Texte Sacré des Massorètes. Les ennemis de la pure Parole de Dieu utilisent les découvertes archéologiques récentes, comme celles des Manuscrits de la Mer Morte, pour accomplir leur sinistre travail. La Pentateuque Samaritaine est un de ces manuscrits utilisés par les apostasiés modernes. Ce manuscrit date du 13" siècle et fut apparemment découvert par le grand-prêtre Phinehas en 1335. Bruce Pringle nous dit qu'il est composé de sections de différents manuscrits d'origine incertaine. Il est rempli de corruptions textuelles et s'accorde mot pour mot avec le Targum de Onkelos qui est une paraphrase Araméenne traditionnelle de la loi de Moise. Une copie fut trouvée en Europe en 1616 et fut publiée en 1628 par J. Morinus qui proclama sa supériorité sur le Texte Massorétique. 

 

Ceci est la cas pour toutes nouvelles découvertes utilisées par certains érudits hostiles au Texte Traditionnel, pour affaiblir la position des Réformateurs et des chrétiens fidèles sur l'autorité de la Bible Authentique. Nous trouvons cette tactique de subversion dans la Bible de Jérusalem et celle de Maredsous où nous trouvons la lecture de la Pentateuque Samaritaine sur Deut. 27: 4 dans une note au bas du texte. Le Texte Samaritain a changé "le mont Ébal" pour "le mont Garazim", et dans Deut.11:30, "en face de Guilgal" est changé pour "en face de Sichem", comme nous trouvons dans les notes de la Bible T.O.B. sur ce passage. Les Samaritains firent ces altérations dans le but de changer le siège d'autorité d'Israël à celui du Mont Garazim (Jn.4:19-22); tout comme nos apostasiés modernes cherchent à changer l'autorité du Texte Massorétique pour la Texte Samaritain. Il existe des milliers d'autres manuscrits comme ceux de la secte des Esséniens de Qumran, ceux de Nag Hammadi, et ceux de la Septante mythique, qui sont loués et approuvés par la théologie libérale; et dont les lectures seront ajoutées éventuellement et sournoisement dans les versions modernes de la Bible, comme étant la Parole de Dieu même.

 

1- Rédaction des manuscrits

 

           Environ 4 siècles avant JC, l'AT était complet.

 

a- Quelques règles pour les copistes

 

Voici quelques exemples de prescriptions du Talmud pour les copistes:

 

-   Les colonnes devaient faire entre 48 et 60 lignes et les lignes devaient être de 30 lettres.

-   Les copies devaient être effectuées à partir d'un manuscrit authentique, et il était interdit d'y apporter toute modification.

-   On ne devait rien écrire de mémoire.

-   Les copistes devaient être Juifs (Pour le pentateuque Samaritain, ils devaient être Samaritains).

-   Quand ils avaient fini la copie, les copistes devaient compter les lettres et les mots.

 

b- Les Massorètes

 

Pourquoi parle-t-on des Massorètes, de texte massorétique ?

Le texte hébreu de l’Ancien Testament est souvent nommé texte massorétique. Il est l’œuvre des massorètes, savants juifs qui durant plusieurs siècles (surtout du VIIième au XIième siècle) assurèrent la transmission (massorah) du texte Biblique.

 

Assurer cette transmission au cours des siècles n’était pas chose facile. En effet, en hébreu, comme dans les autres langues sémitiques, on ne note que les consonnes. La lecture est d’un usage assez facile, tant que la langue est couramment parlée. Les difficultés ont donc commencé à poindre lorsque peu à peu l’hébreu a été remplacé par l’araméen dans la langue parlée. Les scribes ont alors commencé à employer des lettres appelées « matres lectionis » (mères (guide) de lecture) qui, au nombre de quatre servaient à indiquer les voyelles donc la prononciation. Mais des ambiguïtés persistaient dans l’interprétation des textes écrits.

 

Des savants juifs se sont donc attelés à cette formidable tâche consistant à rendre encore plus lisible de tous les textes originaux en inventant un système sophistiqué: ils ajoutent, sans pour autant modifier le texte initial, de petits signes ou points voyelles (neqoudôt), placés au-dessus ou au-dessous des consonnes (ou parfois dedans) indiquant par là même la prononciation qu’ils jugent la plus convenable.

 

Mais là ne s’arrête pas leur travail, les massorètes dotent le texte d’une ponctuation, de signes indiquant la ligne mélodique pour la proclamation chantée dans les synagogues, ils divisent le texte en sections, et enfin ajoutent des notes au texte biblique (massores) pour bien en faire saisir le sens.

 

Qui sont les Massorètes, quand et où œuvraient-ils ?

Le travail des massorètes va s’étendre du VIIième au XIième siècle en Palestine et en Babylonie.

1- l’école de Tibériade. Avec la famille Ben Asher, ce sont les inventeurs du genre si l’on peut dire, leur système de signes placés au-dessous des consonnes sera généralisé.

2- l’école de Babylonie. Ces massorètes orientaux inventent leur propre système de vocalisation avec des signes placés au-dessus des consonnes. Ils disparaissent au XIième siècle.

- Ce sont des scribes, qui ont travaillé entre 500 et 1000 ap. JC.

- Ajout des points voyelles au texte

 

Jusqu'alors le texte n'était écrit qu'avec des consonnes. Afin de fixer la prononciation des mots et le sens du texte, les massorètes ont ajouté des points voyelles.

-   Ajout des accents au texte

Ces accents indiquent la manière selon lequel le texte doit être récité (on parle de cantilation du texte, qui est un intermédiaire entre la lecture et le chant). Il y a un accent par mot. Ces accents nous renseignent aussi sur la syntaxe du texte car il y a des accents de fin de verset, de milieu de verset, ...

-   Ajout des massores

-   Petite massore, ou notes marginales : il s'agit de notes brèves dans les marges du texte. Elles indiquent surtout les formes inhabituelles.

-   Quand un mot leur semblait incorrect, ils le laissaient dans le texte (Ketiv), mais plaçaient en marge les consonnes du mot rectifié (Qeré).

-   Lorsqu'il y avait une bizarrerie, ils indiquaient de quelle manière il fallait comprendre le texte (Sebir).

-   Grande massore : il s'agit de notes brèves en haut ou en bas du texte. Ces notes sont plus développées que celles de la petite massore. Il s'agit d'une sorte de concordance de passages qui ont un peu les mêmes bizarreries.

-   Massore finale : il s'agit d'indications statistiques à la fin des livres.  Par exemple, elles indiquent le nombre de mots du livre, le mot, le verset et la lettre qui sont aux centre du livre et vont même jusqu'à indiquer le nombre de fois qu'une lettre ou expression particulière est employée dans un livre!

 

-   Autres remarques

-   Les massorètes étaient très scrupuleux et même superstitieux (ils pensaient que leur avenir éternel dépendait de la qualité de leur copie, ils se lavaient les mains et changeaient de plume avant d'écrire le nom du Seigneur, ...).

-   S'ils ajoutaient une consonne à un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du mot, pour ne pas altérer le texte.

-   Une fois leur travail terminé, les Massorètes ont détruit les anciens manuscrits qui n'avaient plus aucune utilité. (Info à confirmer).

-   Tiqqun soferim : il s'agit de traditions relatives à une modification du texte oppérée par des scribes au cours de la copie. Ces traditions ne se trouvent pas dans les manuscrits, mais dans d'autres documents. Suivant les documents, on relève 8, 11 ou 18 tiqqun soferim pour tout l'AT (Ex : Jb 32.3 à Dieu remplacé par Job).

 

Texte Massorétique de Ben Asher

 

Bible Hébraïque utilisée par Luther

 

 

2- Les manuscrits hébreux

 

Il n'existe pas, à notre connaissance, de manuscrit complet de l'Ancien Testament hébreu qui ait plus de mille ans. Même les rouleaux de parchemin de Qumrân, beaucoup plus anciens que tous les autres écrits connus, sont incomplets : le livre d'Esther manque totalement et l'on ne trouve que des portions des autres livres, sauf celui d'Ésaïe qui est complet.

 

La plus importante collection de ces manuscrits bibliques se trouve à Saint-Pétersbourg (autrefois Leningrad). C'est là que figure le plus ancien manuscrit complet de l'Ancien Testament, le Codex Leningradensis (daté de 1008 apr. J.-C.). Il constitue toujours la base des éditions actuelles du texte original, tandis que les manuscrits de Qumrân ont permis certains éclaircissements dans des passages bibliques de traduction difficile. Il existe toutefois des fragments plus anciens du texte de l'Ancien Testament.