Pour commencer, je voudrais
vous rappeler que l’Ancien Testament (A.T.) fut écrit originellement en Hébreu,
et le Nouveau Testament (N.T.) en grec. Avant d’aller plus loin, vous devez
savoir qu’il n’existe plus d’originaux des textes bibliques, ni de l’Ancien, ni
du Nouveau Testament. Jusqu’à présent, l’Ancien et le Nouveau Testament ont été
préservés et existent grâce à des copies faites à partir des originaux. Sachez
qu’il y a au moins 5309 manuscrits grecs qui contiennent tout ou partie du
Nouveau Testament. Par comparaison, on possède 19 000 manuscrits de l’Ancien
Testament, en latin, syriac, arménien ou en d’autres langues. Les plus
Anciennes copies du Nouveau Testament que nous possédions ne sont pas en grec: les
versions latines Anciennes (qui donnèrent ensuite la Vulgate latine de Jérôme)
et la Siriac. La Siriac est une bonne traduction du grec, et il en existe près
de 46 manuscrits. (General Biblical Introduction by Herbert Miller, 1937;
240-41).
Le plus vieux de ces manuscrits date
du 4ième ou du 5ième siècle, mais d’après la forme des
textes, ils s’approchent plus du début du 3ième siècle. La
plus vieille des versions (traduction de textes grecs dans
une autre langue) fut traduit du grec vers 157 après
Jésus-Christ (A Plain Introduction to New Testament Criticism, II, 1894; Scrivner;
pp.42-42). Pour finir cette introduction, plus de 24 000
copies faites à la main du Nouveau Testament ont survécu
jusqu’à présent.
Ils sont de
quatre classes : 1 / Les papyrus, 2 / Les " Onciales " ou majuscules, 3 / Les "
cursives " ou minuscules et 4 / les lectionnaires (Defending The King James
Bible by D. A. Waite; p. 53). Les manuscrits grecs du N.T., autant que l’on
sache, furent écrits sur du papyrus, des parchemins ou du papier. On suppose que
les auteurs des épîtres écrivirent leurs originaux sur du parchemin. Les copies
dites " onciales " et les plus précieuses des " minuscules ", furent écrits sur
du parchemin, tandis que le papier fut utilisé plus tard pour les lectionnaires,
et les impressions de textes du N.T. (Praxis In Manuscripts of the Greek New
Testament by Rev. Charles F. Sitterly; 1898; p.15).
Les manuscrits en
papyrus : Le papyrus est une sorte de papier fragile, fait à partir d’une
plante, qui pousse en Égypte, le Papyrus. Autant que l’on sache, il y a environ
97 manuscrits de papyrus, qui contiennent des fragments du Nouveau Testament. La
plus part des textes des plus Anciens qui ont survécu sous cette forme ne
renferment que quelques versets. Par exemple Jean 18 : 31 à 33 et Jean 18 :37 et
38. Ils sont exposés aujourd’hui à Manchester, en Angleterre, à la John Rylands
Library. Ce fragment de texte est admis comme avoir été écrit en 98 et 138 après
Jésus-Christ. (The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts;
Philip W. Comfort & David P. Barrett; 1999 Baker Books; p.17-18).
Six
Papyrus contiennent une plus grande partie du N.T. : P45, Daté au alentour de
200 de notre ère, qui contient une partie des quatre Évangiles et des
actes. P46, du deuxième siècle, qui contient presque tous les épîtres de Paul
et l’épître aux Hébreux. P47, du deuxième siècle, avec L’apocalypse 9-17. Ils
proviennent de la Beatty Papyri, situé dans un château à Dublin, en
Ireland. Mais il y a trois autres longs papyrus : P66, du deuxième
siècle, avec presque tout Jean. P72, du troisième ou du quatrième siècle, où
l’on trouve 1 et 2 Pierre, Jude. P75, daté entre 175 et 200, avec la plus
grande partie de Luc et de Jean 15.
Les Onciales ou
Majuscules. Le mot oncial provient du mot uncialis, qui signifie de
grande taille. Il est utilisé pour définir les types particuliers textes grecs
ou latins écrit avec des caractères de grande taille, ou en capitale. Dans ce
type de texte, il n’y quasiment aucune séparation entre les mots, ni
ponctuation. Le mot majuscule, qui signifie grand ou lettre capitale, est un
synonyme d’onciale. Nous possédons 267 onciales. Les trois onciales les plus
renommés sont pour le quatrième siècle, Sinaiticus et Vaticanus, et pour le
cinquième siècle le Codex Alexandrius. Voici un exemple d’une page du
Codex Sinaiticus.
Les " cursives " ou minuscules. Les " cursives " ou
minuscules sont des manuscrits écrits en lettre plus petite, qui se rapprochent
de notre écriture actuelle, avec les mots d’un seul tenant, séparés par des
espaces, et par quelques formes de ponctuation. Il y a 2764 manuscrits de type
cursives connus à ce jour. Sur la gauche, un manuscrit cursives est présenté.
Les manuscrits "
lectionnaires " Le mot " lectionnaire " provient d’un radical latin qui
signifie lecture, ou lire. Les " lectionnaires " contiennent des extraits des
écritures en grec ou en latin, qui furent lus aux églises, au cours des services
religieux durant des années. Il existe 2143 " lectionnaires ". De nouvelles
découvertes émergent régulièrement, et il est donc difficile d'avoir des
chiffres exacts.
J.J.
Griesbach identifia trois nouveaux types de Nouveau Testament qu’il appela Alexandrien, Western et Byzantin. IL publia ses découvertes en 1775. H.B. Sweete
écrit basiquement trois types de manuscrits : les constantins ou Textus Receptus
(T.R.), les eusebio-Origen ou Palestiniens, et les Hysychian ou Egyptien
(Introduction of the Old Testament in Greek by H. B. Swete, pp. 76 & ff).
Plus récemment, des hommes comme Lightfoot, dans son livre ‘’comment avons nous
eut la Bible’’ et Metzger dans son livre ‘’le texte du Nouveau Testament’’, ont
détruit ces divisions pour identifier quatre grands courant ou famille : Alexandriens, Western, Caesarean, et Bysantine.. Pendant qu’il est toujours
possible diviser, de subdiviser, voir de micro-diviser les manuscrits en types
de textes, suivant les critères qui sont utilisés. On peut décider de regarder
le flot de publications différentes ou de suivre le chemin de Benjamine G.
Wilkinson (et de bien d’autre). Il écrivit : " quiconque est intéressé par ce
sujet, lira un volume considérable de livres, mais pour finir, il n’y a que deux
grands types de manuscrits bibliques ". (Which Bible edited by Dr. David Otis
Fuller; from the chapter - Our Authorized Bible Vindicated by Benjamin G.
Wilkinson; p. 187).
Le premier courant
qui transmit le Texte Reçu (T.R.) en hébreu et en grec, commença avec les
églises en descendance directe des apôtres, et réapparut à divers moments de
l’ère chrétienne, au travers de chrétiens réveillés. Le Texte Reçu fut préservé
par la sagesse et l’investissement financier de la église pure dans les divers
périodes: de précieux manuscrits furent préservé par l’Église de Pella, en
Palestine, où les chrétiens se sont enfouis en l’an 70, lorsque les Romains
détruisirent Jérusalem; par l’Église syrienne d’Antioche qui assura une aide
financière importante, par l’Église Italique, dans le nord de l’Italie et dans
le même temps par l’Église Gallic, dans le sud de la France et l’Église Celtique
en Grande Bretagne ; par les pré-Vaudois, et les Vaudois ; et par les
Églises de la réformation.
Soyez parfaitement conscient de ceux qui suit :
pratiquement toutes les Anciennes bibles, excepté la bible catholique Wicliffe
et Douay-Rhimes, et toutes les bibles de la réformation sont de la même famille.
Cette Famille est celle du Texte Reçu, également appelé Textus Receptus. Notons
que c’est Elzevir qui utilisa la première fois ce terme pour le texte
traditionnel de 1633. Ce texte fut appelé par les savants bibliques de divers
manières : texte de constantinople, d’Antioche, Bysantin, traditionnel,
majoritaire ou Receptus Textus (Texte Reçu en latin). Le Texte Reçu fut la bible
des tous premiers chrétiens de la région de l’est. Le docteur Hort a admis : "
Il n’est pas étonnant que le texte traditionnel de Constantinople, devint,
officiellement ou pas, le texte de l’Église d’Antioche dès le quatrième siècle.
Il était également naturel que le texte du Nouveau Testament reconnu à
Constantinople devint également le standard pour les Églises de l'Est ".
(Revision Revised, John Burgon, p. 134.).
Quelque soit votre position sur le
débat textuel, c’est un fait indéniable : les Bibles anglaises et leur nouveaux
Testaments, de 1525 à 1880, utilisaient toutes le texte Bysantin, également
appelé traditionnel ou majoritaire, exception unique faite pour la bible Jésuite
Rheimes de 1582.
Le mot texte majoritaire a été utilisé ci dessus
plusieurs fois. Il est temps de dire de quelle façon ce type de texte peut-être
appelé majoritaire. Cette famille apparaît avec très peu de changement dans les
Bibles protestantes de divers pays, en anglais avec la King James Version (KJV),
qui fut utilisée pendant trois cents ans dans l’ensemble du monde anglophone..
Tous ces manuscrits sont conformes entre eux, comme l’immense majorité des
textes originaux. Cette majorité est si importante que même les ennemis du Texte
Reçu admettent que 99 % de tous les manuscrits bibliques sont de cette famille.
(Which Bible edited by Dr. David Otis Fuller; from the chapter - Our Authorized
Bible Vindicated by Benjamin G. Wilkinson; p. 187-88). Ainsi, l’écrasante
majorité des manuscrits grecs du N.T. est appelé également Byzantin, ou
traditionnel. Après plusieurs années de recherche, on a trouvé 5255 manuscrits
contenant tout ou partie du Nouveau Testaments. Sur ces 5255, 5210 sont
quasiment identiques entre eux et appartiennent à la famille du Texte
traditionnel. Les 45 manuscrits restants sont regroupés dans la famille des
textes minoritaires, et furent utilisés par Westcott et Hort. Vous comprenez
pourquoi plus de 99 % des manuscrits existants sont de la famille Byzantin ou
traditionnel. Le reste, représentant le courant occidental de manuscrits, est
défectueux. Plus surprenant encore, c’est sur ces quelques manuscrits défectueux
que presque tous les traducteurs modernes ont placé leur confiance et effectué
leur travail. Les réformés du seizième et du dix-septième siècle, qui
connaissaient l’existence des textes minoritaires, n’ont pas fait une telle
erreur. (Modern Bible Translations Unmasked by Russell & Colin Standish;
p.37).
En fait, il y a un écrasant soutien pour le Texte Majoritaire
découvert dans les traductions Arméniennes, éthiopiennes, gothiques, latines,
et syriaques, quelques unes étant plus Anciennes encore que les manuscrits en
grecs que nous possédons. Malgré cela, en dépit de cette réalité, au
dix-neuvième siècle, c’est les textes du Vaticanus et du Sinaiticus qui furent
utilisés, altérant en de nombreux passages le Nouveau Testament. Les toutes
dernières découvertes de manuscrits confirment les textes majoritaires. Les
universitaires du dix-neuvième siècle assurèrent que les quatorze premiers
chapitres de l’Évangile de Jean ont été corrompus par les scribes de l’ère
byzantine. On a démontré que cette affirmation était complètement fausse par la
découverte du papyrus Bodmer II. Daté de l’an 200, avant même l’ère byzantine,
ce papyrus confirme la validité des passages incriminés, et leurs présences dans
les tous premiers manuscrits (Modern Bible Translations Unmasked by Russell
& Colin Standish;p.37-38).
Les textes minoritaires, appelé également
de l’ouest, ou alexandrins des bibles de l’Église catholique romaine.
La seconde famille est composée de
très peu de manuscrits. Moins de 1% de l’ensemble des textes
grecs du Nouveau Testament appartiennent à cette
catégorie. Voici un bref aperçu des trois manuscrits considérés être comme les
plus importants de cette lignée.` 1. Le Codex Alexandrinus
(A) Ce codex fut le premier de ce que nous appelons Onciale à être connu
par les paléographes de l’ouest. Walton, dans sa Bible polyglotte, la nomma de la
lettre A, et cette habitude fut gardée pour désigner les manuscrits bibliques.
(The Catholic Encyclopedia online; Codex Alexandrinus; http://www.
newadvent.org/cathen/04080c.htm). Ce codex fut porté à la connaissance du monde
de l’ouest quand Cyril Lucar, le patriarche de l’église catholique grec
d’Alexandrie fut muté en 1621, pour devenir le nouveau patriarche de
Constantinople. Il envoya ce codex comme présent au roi Jean I d’Angleterre,
mais Jean mourut avant de le recevoir. Finalement, Charles I l’accepta en place
de Jean I. Il semble probable que Cyril Lucar l’a emmené avec lui d’Alexandrie.
Concernant la provenance de ce volume, une note de Cyil Lucar déclare qu’il
aurait été écrit par Thecla, une dame noble d’Égypte. Mais c’est probablement
simplement son interprétation d’une note arabe du 14ème siècle qui déclare que
ce manuscrit a été écrit par Thecla, martyr, peu de temps après le conseil de
Nicaea en 325. La note se poursuit et déclare qu’une autre note en arabe
d’Athanase (probablement Athanasasius III), patriarche en 1308, rapporte qu’il
fut donné au patriarche d’Alexandrie. Une note en latin d’une période
postérieure date sa présentation à 1098. Après un examen approfondi, les savants
(?) dirent que sans erreur, plus d’une personne avait travaillé à l’élaboration
de ce manuscrit. Actuellement, et à quelque période de son histoire, il fut
divisé en quatre volumes, trois de l’Ancien Testament, un pour le Nouveau
Testament et Clément 1 et 2. L’encyclopédie catholique dit
que deux scribes pour le Nouveau Testament selon Woide, trois pour Sir E.Maude Thompson et Kenyon. Le
troisième volume, dernier volume de l’Ancien Testament, a été écrit par une
toute autre personne, selon Gregory (The Catholic Encyclopedia online; Codex
Alexandrinus). Le texte de l’Alexandrinus est écrit sur deux colonnes, de 49 à
51 lignes. C’est le premier codex à contenir les chapitres principaux avec leurs
titres. Un nouveau paragraphe commence par une lettre en capitale. Mais quelques
paléographes dirent que le scribe qui écrivit principalement ce codex, ne savait
pas lire le grec, au vu des erreurs qui apparaissent au milieu des
mots.
On a souvent dit
que l’Alexandrinus contenait tout l’Ancien Testament. Mais ce n’est pas vrai. 30
psaumes sont absents, du psaume 49 :19 au psaume 79 :10, parce qu’au cours du
temps, dix feuilles furent perdues. Il y a d’autre lacune : Genèse 14 :14 à 17,
15 :1 à 5, 16 :19, 1 Roi 12 :20, 14 :9 sont absents (The Catholic Encyclopedia
online; Codex Alexandrinus).
L'ordre des livres de l’Ancien
Testament est
particulier. De nombreux autres livres y ont été ajoutés : Les livres deutéro-canoniques, Machabés 1 et 2 avec Machabés 3 et 4 qui figurent être d’une
très Ancienne origine, l’épître de Marcellius, attribué à Athanasius, avec une
préface aux psaumes, un sommaire d’Eusebius des psaumes. Il contient le psaume
151, l’Odes 14, et des cantiques liturgiques.
De 19 à 25 feuilles de l’Évangile de Matthieu manquent,
avec Matthieu 25 :6. Curieusement, deux feuilles manquent à l’Évangile de Jean,
de Jean 6 :50 à 8 :52, qui couvrent le passage de la femme adultère. Mais, ce
qui est étonnant, c’est que les Évangiles suivent le texte de type syrien,
ancêtre du Textus Receptus, qui est la preuve évidente que le texte de type
traditionnel a une origine toute première ! Trois feuilles manquent en 2
Corinthiens, de 4 :13 à 12 :6. Ce manuscrit fini l’Évangile de Marc à 16 :8, en
abandonnant la fin, jusqu’au chapitre 16 :8. Le passage sur l’ange qui vient
agiter l’eau de la piscine, afin quiconque le premier rentre dans l’eau soit
guéri de ses maladies, Jean 5 :4, ainsi que 1 Jean 5 :7 (7 Car il y en a trois
qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et
ces trois-là sont un.)
Mais il y des également des divergences dans le
Nouveau Testament. Selon la table des matières, le N.T. a contenu les psaumes de
Salomon, bien qu’ils soient absents à ce jour. Les deux lettres de Cléments
d’Alexandrie, qui enseignent que les hommes sont sauvés par leurs œuvres (2
Clément 2 :12-15, que les chrétiens sont en danger d’aller en enfer (2 Clément 3
:8), Que les chrétiens n’auront pas de nouveaux corps à la résurrection (2
Cléments 4 :2), qu’il était lui même un prophète qui ait écrit un partie des
écritures (2 Clément 4 :11), et que l’homme et la femme en 1 Corinthiens 11 :9
étaient la colère et la concupiscence, (En effet, l'homme n'a pas été pris de la
femme, mais la femme a été prise de l'homme; Et l'homme n'a pas été créé pour la
femme, mais la femme a été créée pour l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause
des anges, doit avoir sur sa tête une marque de l'autorité sous laquelle elle
est.). Ne croyant pas la Bible littéralement, Clément a fabulé et à spiritualisé
les Écritures Saintes (Which Version is The Bible? By Floyd Jones Th.D, Ph.D;
Published by Global Evangelism of Goodyear Arizona; p.69).
Pour conclure sur
ce Codex, on peut se demander si l’Alexandrinus est bien un texte de référence
avec tous les problèmes rencontrés. Les erreurs des copistes sont fréquentes.
Garder à l’esprit que de très nombreux paléographes sont persuadés que ceux qui
ont écrits ces textes ne connaissaient pas le grec. De même, ils s’accordent
pour constater que deux ou trois personnes différentes ont travaillé sur ce
manuscrit. Un auteur a dit que ce manuscrit est un témoin de la même valeur que
la septante. Mais on a découvert de grande affinité avec le texte Hexapla
d’Origène, qui a été corrigé dans d’innombrables passages, notamment dans
l’épître aux Hébreux. En réalité, le texte de la septante est trop chaotique
pour permettre un jugement sûr sur la valeur textuelle de ce grand manuscrit
(Codex Alexandrinus; The Catholic Encyclopedia; On line edition). Le texte du
Nouveau Testament n’est pas mieux lorsqu’on considère ses
origines multiples, sans parler des textes non bibliques qui
y sont inclus. Ce manuscrit du cinquième siècle, avec de
nombreuses manquements, est actuellement à la British
Library, à Londres. De nombreux universitaires le considère
de la troisième importance au regard des deux autre.
Ce codex un manuscrit Oncial, que l’on pense être daté du milieu du
quatrième siècle. Il est composé de 759 feuilles, écrites sur trois colonnes,
dont 42 lignes par colonne, excepter les livres poétiques, écrits sur deux
colonnes. D’après Encyclopedia Britannica, il fut écrit par trois scribes, et
les modifications faites plus tard le furent par deux autres scribes
(Encyclopedia Britannica - 11th Edition; vol.3; p879). Ce manuscrit est resté
caché dans la bibliothèque du Vatican pendant des siècles, avant que des
scientifiques spécialisés dans l’étude textuelle ne le redécouvrent en 1475.
Cependant, il fut utilisé par Rome : Le pape Sixtus V en fit la base pour
l’édition grecque de l’Ancien Testament en 1580 (The New Archeological
Discoveries and Their Bearing Upon the New Testament by Camden M. Cobern;
published by Funk and Wagnalls 1922; p.136)..Il ne fut pas donné aux
scientifiques, avant d’être publié en cinq différents volumes de 1828 à 1838.
Cette histoire s’est avérée être très imprécise. En réalité, le Vatican garda ce
manuscrit caché, et prit toutes les dispositions pour être sur que personne de
l’extérieur ne puisse le lire pendant les 400 ans qui suivirent ! De 1843 à
1866, 2 érudits, Constantine von Tischendorf et S.P. Tregelles, furent juste
autorisés quelques heures à le lire, mais sans faire aucune copie.
Comment ce manuscrit est-il
considéré ? Quoique l’on puisse ce demander pourquoi, de
très nombreuses personnes le considèrent comme le plus grand
témoin des Codex du Nouveau Testament (The New Archeological Discoveries and Their Bearing Upon the
New Testament by Camden M. Cobern; published by Funk and Wagnalls 1922; p.136).
Mais il en est d’autre qui se sont posé la question du fondement de cette
évaluation et ont bien fait de la remettre en cause. En 1860, durant une visite
d’un congrégation d’aumôniers anglais à Rome, John Burgeon fit un examen
personnel de ce manuscrit et découvrit quelques problèmes majeurs.
Par la
suite, cela fut confirmé par beaucoup d’autres. Tout le manuscrit a été mutilé
par la recopie par dessus de chacune des lettres, rendant ainsi l’identification
exacte de nombreux caractères impossible (Vaticanus and Sinaiticus -
ww.waynejackson. freeserve. co.uk/kjv /v2.htm). Le docteur W.Eugene Scott, qui
posséda une très large collection de manuscrits Anciens de la Bible, déclara:
Le manuscrit est effacé en plusieurs endroits. Des scientifiques ont pensé qu’il
a été réécrit lettre après lettre entre le 10 et le 11ième siècle, où des
accents et des pauses, pour respirer, ont été ajoutés, ainsi que d’autres
corrections au 8ième, 10ième et 15ième siècle. Toutes ces activités font que une
analyse paléographique est impossible. Des parties manquantes lui furent
intégrés au 15ième siècle, copies faites à partir d’autres manuscrits grecs
(Codex Vaticanus by Dr. W. Eugene Scott, 1996).
On peut donc se demander
sincèrement quelle valeur peut-on accordé à un manuscrit dont les caractères ont
été repassés (masquant ainsi les caractères originaux), changés, modifié par
certains docteurs et dont des passages ont été complétés pendant près de 10
siècles ? Est-ce là un grand témoin fidèle ? Voyons plus loin.
Les 46 premiers chapitres de la Genèse sont absents, et
ne commencent qu’à Genèse 46 :28. Ils manquent 2 Roi 2 : 5 à 7, 10 à 13, les 32
psaumes, du psaume 105 :27 au psaume 137 :6. L’ordre des livres de l’A.T. est le
suivant:
Genèse au deuxième Paralipomenon, Esdras 1 et 2, Psaumes,
Proverbes, Ecclésiastes, Cantique des Cantiques, Job, livre de la sagesse,
Ecclésiasticus, Esther, Judith, Tobias, les prophètes d’Osée à Malachie, Isaïe,
Jérémie, Baruch, Les lamentations et les épîtres de Jérémie, Ezechiel, Daniel ;
Ce Codex ne contient pas la prière de Manassé, ni les livres de Machabée (The
Catholic Encyclopedia On-line; Codex Vaticanus).
A propos de ce Nouveau Testament, Barry Burtons écrivit dans son
livre Let’s Weigh the Evidence, que ce manuscrit omet Matthieu 3, Les épîtres
pastoraux de Paul, 1 et 2 Timothée, Tite, et Philémon, Hébreux 9 :14 à 13 :25,
ainsi que toute l’Apocalypse. Dans les évangiles seulement, sont manquants plus
de 237 mots, avec 452 clauses, et 748 phrases sont absentes, alors que des
centaines d’autres manuscrits contiennent aux mêmes endroits ces même mots, ces
mêmes clauses, et ces mêmes phrases. Floyd Jones nota plus tard que Matthieu 16
:2 et 3, Romains 16 :24 étaient manquants. Mais il y a encore une autre chose
étrange concernant le Vaticanus, et c’est John Burgon qui nous le dit dans son
livre : les douze derniers versets de Marc.
« Dire que le Vaticanus Codex
B est sans question le plus Ancien que nous possédons, l’Évangile selon Marc
termine abruptement au huitième verset du chapitre seize, et qu’il y a
l’accotement usuel (Kata Mapkon) est vrai. Mais c’est loin d’être là toute la
vérité. On doit dire qu’il était demandé au scribe de débuter chaque nouveau
livre de la Bible en haut du texte en colonne qui le précède immédiatement. Ce
principe n’a pas été respecter à la fin de l’Évangile selon Marc, déviant donc
de cette pratique invariable. Cet Évangile laisse une colonne entièrement vide
et c’est la seule partie vide de tout ce manuscrit. Le blanc laissé là est
amplement suffisant pour recevoir les douze versets manquants qui n’ont pas été
retenus. Pourquoi donc ce scribe a t-il laissé cet espace vide ? Qu’est-ce qui a
pu l’influencer jusqu’à rompre en un seul endroit à ses règles d’écritures ? Ce
phénomène, considéré comme unique, est de la plus haute importance, et n’admet
qu’une seule interprétation. Le manuscrit à partir duquel le Vaticanus à été
copié contenait forcément les douze versets en controverse. Le copiste fut
conduit à les enlever, et c’est ce qu’il a fait. Mais prudemment, il a laissé
une espace blanc pour ? ? ? Jamais un espace blanc ne fût plus intelligible !
Jamais un blanc ne fût aussi éloquent. Par ce simple expédient, si étrangement
relaté, Le Codex Vaticanus se contredit lui même, tandis qu’il apporte la preuve
de l’existence des derniers versets de l’Évangile selon Marc en voulant les
refuser. Car il interdit les arguments qui auraient du les écarter. Mais ce
n’est pas tout. En laissant cet espace vide, pour contenir les versets absents,
il fait clairement apparaître qu’un témoin plus Ancien que lui, plus
Ancien que
le la fin du cinquième siècle, et encore plus Ancien que lui. (Revision Revised: The Last
Twelve Verses of the Gospel of St. Mark by John William Burgon; p. 86-87). Mais
cela ne s’arrête pas là. Regardons attentivement en Jean 1 :18 " Personne n'a
jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a
fait connaître ". Remarquons les mots soulignés, le Fils unique, Les deux
manuscrits Vaticanus (B) et Sinaiticus (Aleph) lisent " le Dieu unique " au lieu
de fils unique. Ceci reflète clairement l’hérésie arienne (à
suivre...)