ORIGINE DES TEXTES DU NOUVEAU TESTAMENT PAR DEAN BURGON - BIBLETEXTE ETAM : Ces lacs étaient autrefois reliées à la Mer Rouge. Ligne de remontée vers la Palestine. Peu-être certaines tribus l'ont-elles empruntées au sortir d'Egypte.

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Origine des textes du Nouveau Testament

Dean Burgon

Traduction C.T.

 

 

 

INTRODUCTION

Les manuscrits, copies du Nouveau Testament.

Les grandes familles ou courant de texte

1. Le Codex Alexandrinus (A)

L’Ancien Testament de l’Alexandrinus

Le Nouveau Testament de l’Alexandrinus

2. Le Codex Vaticanus (B)

L’Ancien Testament du Vaticanus

Le Nouveau Testament du Vaticanus

 


 

INTRODUCTION

 

Un examen rapide

 

Pour commencer, je voudrais vous rappeler que l’Ancien Testament (A.T.) fut écrit originellement en Hébreu, et le Nouveau Testament (N.T.) en grec. Avant d’aller plus loin, vous devez savoir qu’il n’existe plus d’originaux des textes bibliques, ni de l’Ancien, ni du Nouveau Testament. Jusqu’à présent, l’Ancien et le Nouveau Testament ont été préservés et existent grâce à des copies faites à partir des originaux. Sachez qu’il y a au moins 5309 manuscrits grecs qui contiennent tout ou partie du Nouveau Testament. Par comparaison, on possède 19 000 manuscrits de l’Ancien Testament, en latin, syriac, arménien ou en d’autres langues. Les plus Anciennes copies du Nouveau Testament que nous possédions ne sont pas en grec: les versions latines Anciennes (qui donnèrent ensuite la Vulgate latine de Jérôme) et la Siriac. La Siriac est une bonne traduction du grec, et il en existe près de 46 manuscrits. (General Biblical Introduction by Herbert Miller, 1937; 240-41).

 

Le plus vieux de ces manuscrits date du 4ième ou du 5ième siècle, mais d’après la forme des textes, ils s’approchent plus du début du 3ième siècle. La plus vieille des versions (traduction de textes grecs dans une autre langue) fut traduit du grec vers 157 après Jésus-Christ (A Plain Introduction to New Testament Criticism, II, 1894; Scrivner; pp.42-42). Pour finir cette introduction, plus de 24 000 copies faites à la main du Nouveau Testament ont survécu jusqu’à présent.

 


 

Les manuscrits, copies du Nouveau Testament.
Il y a plusieurs faits importants qui touchent les 5309 manuscrits grecs.

Les groupes de textes traditionnels, byzantins ou de l’est, des bibles protestantes de la réformation.

 

Les quatre types de manuscrits grecs:

Ils sont de quatre classes : 1 / Les papyrus, 2 / Les " Onciales " ou majuscules, 3 / Les " cursives " ou minuscules et 4 / les lectionnaires (Defending The King James Bible by D. A. Waite; p. 53). Les manuscrits grecs du N.T., autant que l’on sache, furent écrits sur du papyrus, des parchemins ou du papier. On suppose que les auteurs des épîtres écrivirent leurs originaux sur du parchemin. Les copies dites " onciales " et les plus précieuses des " minuscules ", furent écrits sur du parchemin, tandis que le papier fut utilisé plus tard pour les lectionnaires, et les impressions de textes du N.T. (Praxis In Manuscripts of the Greek New Testament by Rev. Charles F. Sitterly; 1898; p.15).

Les manuscrits en papyrus :
Le papyrus est une sorte de papier fragile, fait à partir d’une plante, qui pousse en Égypte, le Papyrus. Autant que l’on sache, il y a environ 97 manuscrits de papyrus, qui contiennent des fragments du Nouveau Testament. La plus part des textes des plus Anciens qui ont survécu sous cette forme ne renferment que quelques versets. Par exemple Jean 18 : 31 à 33 et Jean 18 :37 et 38. Ils sont exposés aujourd’hui à Manchester, en Angleterre, à la John Rylands Library. Ce fragment de texte est admis comme avoir été écrit en 98 et 138 après Jésus-Christ. (The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts; Philip W. Comfort & David P. Barrett; 1999 Baker Books; p.17-18).

 

Six Papyrus contiennent une plus grande partie du N.T. :
P45, Daté au alentour de 200 de notre ère, qui contient une partie des quatre Évangiles et des actes.
P46, du deuxième siècle, qui contient presque tous les épîtres de Paul et l’épître aux Hébreux.
P47, du deuxième siècle, avec L’apocalypse 9-17. Ils proviennent de la Beatty Papyri, situé dans un château à Dublin, en Ireland.
Mais il y a trois autres longs papyrus :
P66, du deuxième siècle, avec presque tout Jean.
P72, du troisième ou du quatrième siècle, où l’on trouve 1 et 2 Pierre, Jude.
P75, daté entre 175 et 200, avec la plus grande partie de Luc et de Jean 15.

 

Les Onciales ou Majuscules.
Le mot oncial provient du mot uncialis, qui signifie de grande taille. Il est utilisé pour définir les types particuliers textes grecs ou latins écrit avec des caractères de grande taille, ou en capitale. Dans ce type de texte, il n’y quasiment aucune séparation entre les mots, ni ponctuation. Le mot majuscule, qui signifie grand ou lettre capitale, est un synonyme d’onciale. Nous possédons 267 onciales. Les trois onciales les plus renommés sont pour le quatrième siècle, Sinaiticus et Vaticanus, et pour le cinquième siècle le Codex Alexandrius.
Voici un exemple d’une page du Codex Sinaiticus.

 

Les " cursives " ou minuscules.
Les " cursives " ou minuscules sont des manuscrits écrits en lettre plus petite, qui se rapprochent de notre écriture actuelle, avec les mots d’un seul tenant, séparés par des espaces, et par quelques formes de ponctuation. Il y a 2764 manuscrits de type cursives connus à ce jour. Sur la gauche, un manuscrit cursives est présenté.

 

Les manuscrits " lectionnaires "
Le mot " lectionnaire " provient d’un radical latin qui signifie lecture, ou lire. Les " lectionnaires " contiennent des extraits des écritures en grec ou en latin, qui furent lus aux églises, au cours des services religieux durant des années. Il existe 2143 " lectionnaires ". De nouvelles découvertes émergent régulièrement, et il est donc difficile d'avoir des chiffres exacts.

 

Les grandes familles ou courant de texte


J.J. Griesbach identifia trois nouveaux types de Nouveau Testament qu’il appela Alexandrien, Western et Byzantin. IL publia ses découvertes en 1775. H.B. Sweete écrit basiquement trois types de manuscrits : les constantins ou Textus Receptus (T.R.), les eusebio-Origen ou Palestiniens, et les Hysychian ou Egyptien (Introduction of the Old Testament in Greek by H. B. Swete, pp. 76 & ff). Plus récemment, des hommes comme Lightfoot, dans son livre ‘’comment avons nous eut la Bible’’ et Metzger dans son livre ‘’le texte du Nouveau Testament’’, ont détruit ces divisions pour identifier quatre grands courant ou famille : Alexandriens, Western, Caesarean, et Bysantine.. Pendant qu’il est toujours possible diviser, de subdiviser, voir de micro-diviser les manuscrits en types de textes, suivant les critères qui sont utilisés. On peut décider de regarder le flot de publications différentes ou de suivre le chemin de Benjamine G. Wilkinson (et de bien d’autre). Il écrivit : " quiconque est intéressé par ce sujet, lira un volume considérable de livres, mais pour finir, il n’y a que deux grands types de manuscrits bibliques ". (Which Bible edited by Dr. David Otis Fuller; from the chapter - Our Authorized Bible Vindicated by Benjamin G. Wilkinson; p. 187).

Les groupes de textes traditionnels, byzantins ou de l’est, des bibles protestantes de la réformation.

 

Le premier courant qui transmit le Texte Reçu (T.R.) en hébreu et en grec, commença avec les églises en descendance directe des apôtres, et réapparut à divers moments de l’ère chrétienne, au travers de chrétiens réveillés. Le Texte Reçu fut préservé par la sagesse et l’investissement financier de la église pure dans les divers périodes: de précieux manuscrits furent préservé par l’Église de Pella, en Palestine, où les chrétiens se sont enfouis en l’an 70, lorsque les Romains détruisirent Jérusalem; par l’Église syrienne d’Antioche qui assura une aide financière importante, par l’Église Italique, dans le nord de l’Italie et dans le même temps par l’Église Gallic, dans le sud de la France et l’Église Celtique en Grande Bretagne ; par les pré-Vaudois, et les Vaudois ; et par les Églises de la réformation.

 

Soyez parfaitement conscient de ceux qui suit : pratiquement toutes les Anciennes bibles, excepté la bible catholique Wicliffe et Douay-Rhimes, et toutes les bibles de la réformation sont de la même famille. Cette Famille est celle du Texte Reçu, également appelé Textus Receptus. Notons que c’est Elzevir qui utilisa la première fois ce terme pour le texte traditionnel de 1633. Ce texte fut appelé par les savants bibliques de divers manières : texte de constantinople, d’Antioche, Bysantin, traditionnel, majoritaire ou Receptus Textus (Texte Reçu en latin). Le Texte Reçu fut la bible des tous premiers chrétiens de la région de l’est. Le docteur Hort a admis : " Il n’est pas étonnant que le texte traditionnel de Constantinople, devint, officiellement ou pas, le texte de l’Église d’Antioche dès le quatrième siècle. Il était également naturel que le texte du Nouveau Testament reconnu à Constantinople devint également le standard pour les Églises de l'Est ". (Revision Revised, John Burgon, p. 134.).

 

Quelque soit votre position sur le débat textuel, c’est un fait indéniable : les Bibles anglaises et leur nouveaux Testaments, de 1525 à 1880, utilisaient toutes le texte Bysantin, également appelé traditionnel ou majoritaire, exception unique faite pour la bible Jésuite Rheimes de 1582.

 

Le mot texte majoritaire a été utilisé ci dessus plusieurs fois. Il est temps de dire de quelle façon ce type de texte peut-être appelé majoritaire. Cette famille apparaît avec très peu de changement dans les Bibles protestantes de divers pays, en anglais avec la King James Version (KJV), qui fut utilisée pendant trois cents ans dans l’ensemble du monde anglophone.. Tous ces manuscrits sont conformes entre eux, comme l’immense majorité des textes originaux. Cette majorité est si importante que même les ennemis du Texte Reçu admettent que 99 % de tous les manuscrits bibliques sont de cette famille. (Which Bible edited by Dr. David Otis Fuller; from the chapter - Our Authorized Bible Vindicated by Benjamin G. Wilkinson; p. 187-88). Ainsi, l’écrasante majorité des manuscrits grecs du N.T. est appelé également Byzantin, ou traditionnel. Après plusieurs années de recherche, on a trouvé 5255 manuscrits contenant tout ou partie du Nouveau Testaments. Sur ces 5255, 5210 sont quasiment identiques entre eux et appartiennent à la famille du Texte traditionnel. Les 45 manuscrits restants sont regroupés dans la famille des textes minoritaires, et furent utilisés par Westcott et Hort. Vous comprenez pourquoi plus de 99 % des manuscrits existants sont de la famille Byzantin ou traditionnel. Le reste, représentant le courant occidental de manuscrits, est défectueux. Plus surprenant encore, c’est sur ces quelques manuscrits défectueux que presque tous les traducteurs modernes ont placé leur confiance et effectué leur travail. Les réformés du seizième et du dix-septième siècle, qui connaissaient l’existence des textes minoritaires, n’ont pas fait une telle erreur. (Modern Bible Translations Unmasked by Russell & Colin Standish; p.37).

 

En fait, il y a un écrasant soutien pour le Texte Majoritaire découvert dans les traductions Arméniennes, éthiopiennes, gothiques, latines, et syriaques, quelques unes étant plus Anciennes encore que les manuscrits en grecs que nous possédons. Malgré cela, en dépit de cette réalité, au dix-neuvième siècle, c’est les textes du Vaticanus et du Sinaiticus qui furent utilisés, altérant en de nombreux passages le Nouveau Testament. Les toutes dernières découvertes de manuscrits confirment les textes majoritaires. Les universitaires du dix-neuvième siècle assurèrent que les quatorze premiers chapitres de l’Évangile de Jean ont été corrompus par les scribes de l’ère byzantine. On a démontré que cette affirmation était complètement fausse par la découverte du papyrus Bodmer II. Daté de l’an 200, avant même l’ère byzantine, ce papyrus confirme la validité des passages incriminés, et leurs présences dans les tous premiers manuscrits (Modern Bible Translations Unmasked by Russell & Colin Standish;p.37-38).

 

Les textes minoritaires, appelé également de l’ouest, ou alexandrins des bibles de l’Église catholique romaine.

 

La seconde famille est composée de très peu de manuscrits. Moins de 1% de l’ensemble des textes grecs du Nouveau Testament appartiennent à cette catégorie. Voici un bref aperçu des trois manuscrits considérés être comme les plus importants de cette lignée.`

1. Le Codex Alexandrinus (A)

Ce codex fut le premier de ce que nous appelons Onciale à être connu par les paléographes de l’ouest. Walton, dans sa Bible polyglotte, la nomma de la lettre A, et cette habitude fut gardée pour désigner les manuscrits bibliques. (The Catholic Encyclopedia online; Codex Alexandrinus; http://www. newadvent.org/cathen/04080c.htm). Ce codex fut porté à la connaissance du monde de l’ouest quand Cyril Lucar, le patriarche de l’église catholique grec d’Alexandrie fut muté en 1621, pour devenir le nouveau patriarche de Constantinople. Il envoya ce codex comme présent au roi Jean I d’Angleterre, mais Jean mourut avant de le recevoir. Finalement, Charles I l’accepta en place de Jean I. Il semble probable que Cyril Lucar l’a emmené avec lui d’Alexandrie. Concernant la provenance de ce volume, une note de Cyil Lucar déclare qu’il aurait été écrit par Thecla, une dame noble d’Égypte. Mais c’est probablement simplement son interprétation d’une note arabe du 14ème siècle qui déclare que ce manuscrit a été écrit par Thecla, martyr, peu de temps après le conseil de Nicaea en 325. La note se poursuit et déclare qu’une autre note en arabe d’Athanase (probablement Athanasasius III), patriarche en 1308, rapporte qu’il fut donné au patriarche d’Alexandrie. Une note en latin d’une période postérieure date sa présentation à 1098. Après un examen approfondi, les savants (?) dirent que sans erreur, plus d’une personne avait travaillé à l’élaboration de ce manuscrit. Actuellement, et à quelque période de son histoire, il fut divisé en quatre volumes, trois de l’Ancien Testament, un pour le Nouveau Testament et Clément 1 et 2. L’encyclopédie catholique dit que deux scribes pour le Nouveau Testament selon Woide, trois pour Sir E.Maude Thompson et Kenyon. Le troisième volume, dernier volume de l’Ancien Testament, a été écrit par une toute autre personne, selon Gregory (The Catholic Encyclopedia online; Codex Alexandrinus). Le texte de l’Alexandrinus est écrit sur deux colonnes, de 49 à 51 lignes. C’est le premier codex à contenir les chapitres principaux avec leurs titres. Un nouveau paragraphe commence par une lettre en capitale. Mais quelques paléographes dirent que le scribe qui écrivit principalement ce codex, ne savait pas lire le grec, au vu des erreurs qui apparaissent au milieu des mots.

 

L’Ancien Testament de l’Alexandrinus.

 

On a souvent dit que l’Alexandrinus contenait tout l’Ancien Testament. Mais ce n’est pas vrai. 30 psaumes sont absents, du psaume 49 :19 au psaume 79 :10, parce qu’au cours du temps, dix feuilles furent perdues. Il y a d’autre lacune : Genèse 14 :14 à 17, 15 :1 à 5, 16 :19, 1 Roi 12 :20, 14 :9 sont absents (The Catholic Encyclopedia online; Codex Alexandrinus).

 

L'ordre des livres de l’Ancien Testament est particulier. De nombreux autres livres y ont été ajoutés : Les livres deutéro-canoniques, Machabés 1 et 2 avec Machabés 3 et 4 qui figurent être d’une très Ancienne origine, l’épître de Marcellius, attribué à Athanasius, avec une préface aux psaumes, un sommaire d’Eusebius des psaumes. Il contient le psaume 151, l’Odes 14, et des cantiques liturgiques.

 

Le Nouveau Testament de l’Alexandrinus

 

De 19 à 25 feuilles de l’Évangile de Matthieu manquent, avec Matthieu 25 :6. Curieusement, deux feuilles manquent à l’Évangile de Jean, de Jean 6 :50 à 8 :52, qui couvrent le passage de la femme adultère. Mais, ce qui est étonnant, c’est que les Évangiles suivent le texte de type syrien, ancêtre du Textus Receptus, qui est la preuve évidente que le texte de type traditionnel a une origine toute première ! Trois feuilles manquent en 2 Corinthiens, de 4 :13 à 12 :6. Ce manuscrit fini l’Évangile de Marc à 16 :8, en abandonnant la fin, jusqu’au chapitre 16 :8. Le passage sur l’ange qui vient agiter l’eau de la piscine, afin quiconque le premier rentre dans l’eau soit guéri de ses maladies, Jean 5 :4, ainsi que 1 Jean 5 :7 (7 Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un.)

 

Mais il y des également des divergences dans le Nouveau Testament. Selon la table des matières, le N.T. a contenu les psaumes de Salomon, bien qu’ils soient absents à ce jour. Les deux lettres de Cléments d’Alexandrie, qui enseignent que les hommes sont sauvés par leurs œuvres (2 Clément 2 :12-15, que les chrétiens sont en danger d’aller en enfer (2 Clément 3 :8), Que les chrétiens n’auront pas de nouveaux corps à la résurrection (2 Cléments 4 :2), qu’il était lui même un prophète qui ait écrit un partie des écritures (2 Clément 4 :11), et que l’homme et la femme en 1 Corinthiens 11 :9 étaient la colère et la concupiscence, (En effet, l'homme n'a pas été pris de la femme, mais la femme a été prise de l'homme; Et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme a été créée pour l'homme. C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur sa tête une marque de l'autorité sous laquelle elle est.). Ne croyant pas la Bible littéralement, Clément a fabulé et à spiritualisé les Écritures Saintes (Which Version is The Bible? By Floyd Jones Th.D, Ph.D; Published by Global Evangelism of Goodyear Arizona; p.69).

 

Pour conclure sur ce Codex, on peut se demander si l’Alexandrinus est bien un texte de référence avec tous les problèmes rencontrés. Les erreurs des copistes sont fréquentes. Garder à l’esprit que de très nombreux paléographes sont persuadés que ceux qui ont écrits ces textes ne connaissaient pas le grec. De même, ils s’accordent pour constater que deux ou trois personnes différentes ont travaillé sur ce manuscrit. Un auteur a dit que ce manuscrit est un témoin de la même valeur que la septante. Mais on a découvert de grande affinité avec le texte Hexapla d’Origène, qui a été corrigé dans d’innombrables passages, notamment dans l’épître aux Hébreux. En réalité, le texte de la septante est trop chaotique pour permettre un jugement sûr sur la valeur textuelle de ce grand manuscrit (Codex Alexandrinus; The Catholic Encyclopedia; On line edition). Le texte du Nouveau Testament n’est pas mieux lorsqu’on considère ses origines multiples, sans parler des textes non bibliques qui y sont inclus. Ce manuscrit du cinquième siècle, avec de nombreuses manquements, est actuellement à la British Library, à Londres. De nombreux universitaires le considère de la troisième importance au regard des deux autre.

 

2. Le Codex Vaticanus (B)

 

Ce codex un manuscrit Oncial, que l’on pense être daté du milieu du quatrième siècle. Il est composé de 759 feuilles, écrites sur trois colonnes, dont 42 lignes par colonne, excepter les livres poétiques, écrits sur deux colonnes. D’après Encyclopedia Britannica, il fut écrit par trois scribes, et les modifications faites plus tard le furent par deux autres scribes (Encyclopedia Britannica - 11th Edition; vol.3; p879). Ce manuscrit est resté caché dans la bibliothèque du Vatican pendant des siècles, avant que des scientifiques spécialisés dans l’étude textuelle ne le redécouvrent en 1475. Cependant, il fut utilisé par Rome : Le pape Sixtus V en fit la base pour l’édition grecque de l’Ancien Testament en 1580 (The New Archeological Discoveries and Their Bearing Upon the New Testament by Camden M. Cobern; published by Funk and Wagnalls 1922; p.136)..Il ne fut pas donné aux scientifiques, avant d’être publié en cinq différents volumes de 1828 à 1838. Cette histoire s’est avérée être très imprécise. En réalité, le Vatican garda ce manuscrit caché, et prit toutes les dispositions pour être sur que personne de l’extérieur ne puisse le lire pendant les 400 ans qui suivirent ! De 1843 à 1866, 2 érudits, Constantine von Tischendorf et S.P. Tregelles, furent juste autorisés quelques heures à le lire, mais sans faire aucune copie.

 

Comment ce manuscrit est-il considéré ? Quoique l’on puisse ce demander pourquoi, de très nombreuses personnes le considèrent comme le plus grand témoin des Codex du Nouveau Testament (The New Archeological Discoveries and Their Bearing Upon the New Testament by Camden M. Cobern; published by Funk and Wagnalls 1922; p.136). Mais il en est d’autre qui se sont posé la question du fondement de cette évaluation et ont bien fait de la remettre en cause. En 1860, durant une visite d’un congrégation d’aumôniers anglais à Rome, John Burgeon fit un examen personnel de ce manuscrit et découvrit quelques problèmes majeurs.

 

Par la suite, cela fut confirmé par beaucoup d’autres. Tout le manuscrit a été mutilé par la recopie par dessus de chacune des lettres, rendant ainsi l’identification exacte de nombreux caractères impossible (Vaticanus and Sinaiticus - ww.waynejackson. freeserve. co.uk/kjv /v2.htm). Le docteur W.Eugene Scott, qui posséda une très large collection de manuscrits Anciens de la Bible, déclara: Le manuscrit est effacé en plusieurs endroits. Des scientifiques ont pensé qu’il a été réécrit lettre après lettre entre le 10 et le 11ième siècle, où des accents et des pauses, pour respirer, ont été ajoutés, ainsi que d’autres corrections au 8ième, 10ième et 15ième siècle. Toutes ces activités font que une analyse paléographique est impossible. Des parties manquantes lui furent intégrés au 15ième siècle, copies faites à partir d’autres manuscrits grecs (Codex Vaticanus by Dr. W. Eugene Scott, 1996).

 

On peut donc se demander sincèrement quelle valeur peut-on accordé à un manuscrit dont les caractères ont été repassés (masquant ainsi les caractères originaux), changés, modifié par certains docteurs et dont des passages ont été complétés pendant près de 10 siècles ? Est-ce là un grand témoin fidèle ? Voyons plus loin.

 

L’Ancien Testament du Vaticanus

 

Les 46 premiers chapitres de la Genèse sont absents, et ne commencent qu’à Genèse 46 :28. Ils manquent 2 Roi 2 : 5 à 7, 10 à 13, les 32 psaumes, du psaume 105 :27 au psaume 137 :6. L’ordre des livres de l’A.T. est le suivant:

 

Genèse au deuxième Paralipomenon, Esdras 1 et 2, Psaumes, Proverbes, Ecclésiastes, Cantique des Cantiques, Job, livre de la sagesse, Ecclésiasticus, Esther, Judith, Tobias, les prophètes d’Osée à Malachie, Isaïe, Jérémie, Baruch, Les lamentations et les épîtres de Jérémie, Ezechiel, Daniel ; Ce Codex ne contient pas la prière de Manassé, ni les livres de Machabée (The Catholic Encyclopedia On-line; Codex Vaticanus).

 

Le Nouveau Testament du Vaticanus

 

A propos de ce Nouveau Testament, Barry Burtons écrivit dans son livre Let’s Weigh the Evidence, que ce manuscrit omet Matthieu 3, Les épîtres pastoraux de Paul, 1 et 2 Timothée, Tite, et Philémon, Hébreux 9 :14 à 13 :25, ainsi que toute l’Apocalypse. Dans les évangiles seulement, sont manquants plus de 237 mots, avec 452 clauses, et 748 phrases sont absentes, alors que des centaines d’autres manuscrits contiennent aux mêmes endroits ces même mots, ces mêmes clauses, et ces mêmes phrases. Floyd Jones nota plus tard que Matthieu 16 :2 et 3, Romains 16 :24 étaient manquants. Mais il y a encore une autre chose étrange concernant le Vaticanus, et c’est John Burgon qui nous le dit dans son livre : les douze derniers versets de Marc.

 

« Dire que le Vaticanus Codex B est sans question le plus Ancien que nous possédons, l’Évangile selon Marc termine abruptement au huitième verset du chapitre seize, et qu’il y a l’accotement usuel (Kata Mapkon) est vrai. Mais c’est loin d’être là toute la vérité. On doit dire qu’il était demandé au scribe de débuter chaque nouveau livre de la Bible en haut du texte en colonne qui le précède immédiatement. Ce principe n’a pas été respecter à la fin de l’Évangile selon Marc, déviant donc de cette pratique invariable. Cet Évangile laisse une colonne entièrement vide et c’est la seule partie vide de tout ce manuscrit. Le blanc laissé là est amplement suffisant pour recevoir les douze versets manquants qui n’ont pas été retenus. Pourquoi donc ce scribe a t-il laissé cet espace vide ? Qu’est-ce qui a pu l’influencer jusqu’à rompre en un seul endroit à ses règles d’écritures ? Ce phénomène, considéré comme unique, est de la plus haute importance, et n’admet qu’une seule interprétation. Le manuscrit à partir duquel le Vaticanus à été copié contenait forcément les douze versets en controverse. Le copiste fut conduit à les enlever, et c’est ce qu’il a fait. Mais prudemment, il a laissé une espace blanc pour ? ? ? Jamais un espace blanc ne fût plus intelligible ! Jamais un blanc ne fût aussi éloquent. Par ce simple expédient, si étrangement relaté, Le Codex Vaticanus se contredit lui même, tandis qu’il apporte la preuve de l’existence des derniers versets de l’Évangile selon Marc en voulant les refuser. Car il interdit les arguments qui auraient du les écarter. Mais ce n’est pas tout. En laissant cet espace vide, pour contenir les versets absents, il fait clairement apparaître qu’un témoin plus Ancien que lui, plus Ancien que le la fin du cinquième siècle, et encore plus Ancien que lui. (Revision Revised: The Last Twelve Verses of the Gospel of St. Mark by John William Burgon; p. 86-87). Mais cela ne s’arrête pas là. Regardons attentivement en Jean 1 :18 " Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître ". Remarquons les mots soulignés, le Fils unique, Les deux manuscrits Vaticanus (B) et Sinaiticus (Aleph) lisent " le Dieu unique " au lieu de fils unique. Ceci reflète clairement l’hérésie arienne (à suivre...)

Dean Burgon, traduction Christophe Tani

 

 

 

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