HISTORIQUE
DU TEXTE REÇU GREC
Par
Jean leDuc, novembre 2004
Voir
le Texte Reçu Grec de Robert Estienne 1550
- «La pierre que ceux qui bâtissaient ont
rejetée, est devenue la principale pierre de l'angle? Quiconque
tombera sur cette pierre sera brisé, et elle écrasera celui sur qui
elle tombera.» -
Luc
20 :17,18 (Bible de l’Épée)

Texte
Reçu d'Érasme de Rotterdam
TABLE
DES MATIÈRES
CHAPITRE
1
LE
DILEMME DES DEUX SOURCES
CHAPITRE
2
L’ORIGINE
DU TEXTE REÇU
CHAPITRE
3
LE
TEXTE REÇU ET LA PROVIDENCE DE DIEU
CHAPITRE
4
1)
LES AJOUTS DANS LE TEXTE REÇU
B)
LECTURES DE LA VULGATE DANS LE TEXTE REÇU
3)
LES DIFFÉRENTES ÉDITIONS DU TEXTE REÇU
CHAPITRE
5
CORRUPTIONS
DOCTRINALES DU TEXTE NÉOLOGIQUE
1-
LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST
2-
LA DOCTRINE DE L’EXPIATION
3-
LES VERSIONS MODERNES AFFAIBLISSENT LA DOCTRINE DU JEÛNE
CHAPITRE
6
UN
NOUVEL ENNEMI: LE NÉO-BYZANTISME
LES
DIFFÉRENCES ENTRE LE TEXTE REÇU ET LE TEXTE BYZANTIN
LA
CRITIQUE TEXTUELLE A - T - ELLE RAISON ?
LA
PRÉSERVATION PROVIDENTIELLE
ÉRASME
DE ROTTERDAM
L'HÉRÉSIE
DU NÉO-BYZANTISME
CHAPITRE
1
LE
DILEMME DES DEUX SOURCES
Deux
sources de textes grecs existent desquelles nous avons le Nouveau
Testament en langue française. La première source est le Texte Reçu
d’Érasme de Rotterdam (1516, 1519, 1522, 1527, 1535), et la deuxième
est le Texte Critique de Westcott et Hort (1881, 1904, 1965).
Le Texte Reçu est connu aussi comme le Texte Majoritaire, le Texte
Traditionnel, le Texte Authentique, le Texte Pur, le Texte des Réformateurs,
le Texte Protestant. Le Texte Critique est connu aussi comme Le Texte
Minoritaire, le Texte Alexandrin, le Texte Néologique, le Texte Pollué,
le Texte Catholique. Le Texte Reçu est nommé le Texte Majoritaire,
car sa compilation représente la lecture contenue dans la vaste
majorité des manuscrits grecs du Nouveau Testament qui sont présentement
au-dessus de six mille. Cette majorité se nomme la famille des
manuscrits Byzantins. Dernièrement une nouvelle source fut compilée
de cette même famille qui se nomme le Texte Byzantin. A cause que
cette nouvelle source est utilisée par les érudits pour s’opposer
au Texte Reçu, nous n’utiliserons point cette désignation pour décrire
le Texte Reçu dans ce document. Il faut préciser que le Texte Reçu
n’est pas le Texte Majoritaire, Byzantin ou Traditionnel, mais que
son contenu s’accorde avec la majorité des manuscrits, fragments,
parchemins, citations des Pères, et Lexiques. Le Texte Byzantin est
une nouvelle entreprise pour tenter de discréditer le Texte Reçu. En
ce qui concerne le Texte Critique, celui-ci se nomme le Texte
Minoritaire car sa compilation représente la minorité de tous les
manuscrits grecs en existence. Provenant de la famille des manuscrits
Alexandrins, ce texte se base particulièrement sur le Codex Vaticanus
et le Codex Sinaïticus, deux des manuscrits les plus corrompus et défectueux.
Le Nouveau Testament dans toutes nos Bibles françaises provient de
ces deux sources. Du Texte Reçu nous avons la Bible d’Olivetan, la
Bible de l’Épée, la Bible de Genève, la Bible Martin, et la Bible
Ostervald. Toutes ces Bibles virent le jour entre 1535 et 1724, et
furent ré-éditées et révisées plusieurs fois par après. Du Texte
Critique nous avons la Bible de Jérusalem, la Bible Crampon, la Bible
des Moines de Maredsous, la Bible Liénart, la Bible TOB, la Bible
Synodale, la Bible Darby, la Bible Segond, la Bible N.E.G. ou Nouvelle
Édition de Genève, la Bible à la Colombe, la Bible du Semeur, la
Bible Bayard, la Bible en Français Courant, la Bible Traduction du
Monde Nouveau, etc. Lorsqu’il est écrit dans la Préface d’une
Bible « Traduit selon les Originaux », ceux-ci sont pour le
Nouveau Testament soit le Texte Reçu ou le Texte Critique. Ils ne
sont pas les originaux écrits de la main des apôtres ou des premiers
disciples. Ceux-ci qu’on nomme les Autographes n’existent plus,
nous en avons seulement que des copies. Le Texte Original du Nouveau
Testament se retrouve donc dans les copies que nous avons dans la
totalité des manuscrits grecs. A ceux-ci viennent s’ajouter les
manuscrits en latin dont le nombre est au-dessus de huit-mille, en
plus d’une multitude de manuscrits syriaques et autres en existence.
Pour
la somme totale de son contenu, le Texte Reçu est complètement intégral,
il n’y manque aucune partie, aucun mot, aucun versets, ni aucun
paragraphes. Mais pour le Texte Critique, celui-ci est incomplet, il y
manque plusieurs parties, plusieurs mots, plusieurs versets et
plusieurs paragraphes. En ce qui concerne l’Inspiration, le Texte Reçu
est entièrement inspiré dans toutes ses parties, mais en ce qui
concerne le Texte Critique, celui-ci est inspiré dans la mesure que
ses lectures s’accordent parfaitement avec le Texte Reçu, et dans
la mesure de ses déviations il n’est aucunement inspiré. Pour ce
qui est de la Préservation du texte, le Texte Reçu est préservé
providentiellement de Dieu de génération en génération. Mais le
Texte Critique est préservé par l’érudition et la science de
l’homme dont les savants déterminent qu’elle est la Parole de
Dieu pour nous. Il importe aussi de remarquer que les érudits de la
Critique Textuelle, et la grande majorité des docteurs, théologiens,
exégètes et pasteurs, ne croient aucunement en l’inspiration du
Texte Reçu ni de leur propre Texte Critique. Pour eux, seulement les
Autographes furent inspirés et libres d’erreurs, et vu que ceux-ci
n’existent plus, il en advient que la validité de leur foi est basée
sur une Bible fantôme qui n’est plus « utile pour enseigner,
pour convaincre, pour corriger, et pour instruire selon la justice
» (2 Tim. 3 :16). Ils n’est donc pas surprenant qu’ils
affirment que les copies des originaux, leurs traductions et versions,
ne sont pas inspirés ni libres d’erreurs. Cette déviation
malheureuse de la foi est causée par le fait qu’ils attribuent
l’inspiration aux auteurs et non au texte, contrairement à ce que
dit la Parole de Dieu : « Toute l’Écriture est divinement
inspiré », et non « Tous les auteurs sont divinement inspirés ».
L’inspiration se rapporte aux lettres (2 Tim. 3 : 15,16), et
non à ceux qui les ont rédigés sous la direction de l’Esprit (2
Pi. 1 : 20,21). L’Écriture est la Parole vivante de l’Esprit
de Christ qui habite dans les lettres de sa révélation unique, et
pour cela nous pouvons dire que « Toute l’Écriture respire de Dieu
». De cette association organique engendrée par l’omniprésence de
Christ, l’Écriture est déclarée être la Parole de Dieu. C’est
la raison pour laquelle nous affirmons que le Texte Reçu est entièrement
inspiré dans son contenu, ses copies, ses traductions et versions, et
nous n’avons point honte de dire que nous avons encore aujourd’hui
la Parole de Dieu entre nos mains dont le texte entier respire de sa
Sainte-Présence.
Il
est évident que nous ne pouvons avoir deux autorités pour notre foi,
si l’une est vrai l’autre est fausse. Nous faisons donc face à
deux différents christianismes, un qui proclame la Souveraineté de
Dieu et l’autre la souveraineté de l’homme. Conséquemment, nous
avons aussi deux différentes églises, deux différents évangiles,
et deux différents Dieux.
CHAPITRE
2
L’ORIGINE
DU TEXTE REÇU
Le
Texte Reçu ou Textus Receptus (T.R.) est le nom donné au premier
texte grec du Nouveau Testament imprimé en 1516. Le nom provient de
l’œuvre des frères Bonaventure et Abraham Elzivir qui mentionnèrent
dans leur édition de 1633 : « Textum ergo habes, nunc ab
omnibus receptum » « Voici maintenant le texte reçu de tous
».
Sous
la main gracieuse de Celui qui dirige et voit toutes choses du
commencement à la fin, Désidérius Erasmus nommé Érasme de
Rotterdam, le plus grand érudit de sa génération, plia le genoux et
soumit sa grande puissance intellectuelle et toutes ses études
laborieuses à la préparation d’une édition du Nouveau Testament
Grec. Cette œuvre grandiose, une première dans l’histoire de la
race humaine, fut imprimée à Basle en 1516, un an avant la Réforme
Protestante. Elle fut accompagnée d’une traduction latine en parallèle
dans laquelle Érasme avait corrigé les erreurs de la Vulgate Latine,
la Bible officielle du Catholicisme. Ce fut un travail audacieux pour
cette période de l’histoire. Il eut une grande consternation dans
plusieurs régions contre cette innovation dangereuse. Son Nouveau
Testament fut attaqué violemment, surtout des autorités religieuses
qui s’écriaient : « Pourquoi est-ce que le langage des grecs
schismatiques interférerait-il avec le Latin sacré et traditionnel ?
Comment osé faire des améliorations à la traduction Vulgate ? ».
Il y avait un collège à Cambridge, très fier de son caractère théologique,
qui refusait d’admettre à l’intérieur de ses portes la moindre
copie de ce Nouveau Testament. Mais l’éditeur put se réfugier sous
le nom du pape Léo qui avait accepté que ce volume lui soit dédié.
Il ne faut pas oublier que le Catholicisme Romain dominait fortement
en cette période, et que la Réforme Protestante fut engendrée
qu’une année après lorsque Martin Luther traduisit en Allemand le
Nouveau Testament d’Érasme. Questionner la fidélité de la Vulgate
Latine fut un crime magistral aux yeux de l’Église Catholique
Romaine. Mais la Vulgate fut détrônée et ne pouvait plus demeurer
l’autorité absolue et exclusive, le Grec lui était grandement supérieur,
non seulement à cause de son antiquité mais aussi à cause de son
Texte Original. A ce temps, Érasme était à la tête de plusieurs érudits
et hommes de lettres. Il jouissait de l’estime du pape, de plusieurs
prélats, et des chefs les plus importants de l’Europe. Réfugié
derrière un tel bouclier, il était en complète sécurité, et il en
était pleinement conscient, il alla ainsi d’avant avec son œuvre
grandiose. Érasme avait reçu plusieurs offres alléchantes de
pensions et de promotions, mais son amour pour ses labeurs
intellectuels le porta à préférer une pauvreté modeste qui lui
donnait une parfaite liberté. En 1516, il habita à Basle, où ses œuvres
littéraires furent imprimées par Froben, et il travaillait
diligemment dans la correction des épreuves éditoriales de toutes
ses œuvres classiques. Mais l’œuvre particulière à laquelle le
Seigneur l’avait appelé et équipé pour accomplir, fut son Nouveau
Testament Grec. Ainsi il fit pour le Nouveau Testament ce que Reuchlin
avait fait pour l’Ancien. Désormais les érudits et les théologiens
purent lire la Parole de Dieu dans la langue originale qu’elle fut
écrite, et successivement ils purent reconnaître la pureté des
doctrines de la Réforme. Reuchlin et Érasme donnèrent la Bible
authentique aux érudits, et Luther la donna au peuple.

Érasme de Rotterdam
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Au
seizième siècle, Érasme était le géant intellectuel de l’époque.
Il travaillait incessamment, visitant des librairies, cherchant dans
chaque recoin et dans chaque cachette ce qui était profitable à son
travail. Il collectionnait et comparait constamment plusieurs œuvres,
écrivant et publiant sans cesse livres après livres. L’Europe fut
bouleversée d’un bord à l’autre par ses livres dans lesquels il
exposait l’ignorance des moines, les superstitions de la prêtrise,
et la bigoterie et l’enfantillage de la religion de ce jour. Il
classifia les manuscrits grecs et lu les écrits des Pères à
profusion. Mais c’est la coutume de nos jours de ceux qui
s’opposent et détestent la pureté des enseignements du Texte Reçu,
de se moquer et de discréditer Érasme et son Nouveau Testament Grec.
Aucune perversion n’est trop grande pour mépriser son œuvre qui se
fit sous la providence de Dieu. Pourtant l’Europe fut à ses pieds.
A maintes reprises le roi d’Angleterre lui offrit la position de son
choix dans son royaume, et cela à son propre prix. L’empereur de
l’Allemagne fit de même. Le pape même voulu en faire un cardinal.
Mais il refusa toutes ces choses, ne voulant pas compromettre sa
conscience. En fait, s’il l’avait désiré, il aurait pu devenir
pape. La France et l’Espagne cherchèrent à en faire un citoyen de
leur domaine, et la Hollande l’acclama comme son résident le plus
distingué. Lorsque son Texte Reçu du Nouveau Testament Grec fut
imprimé pour la première fois, tous purent reconnaître la grande
valeur de cette œuvre qui, pour au-dessus de quatre-cent ans, détenait
la position dominante dans les traductions de la Bible. Il fut traduit
en Allemand, en Anglais, en Français, en Espagnol, en Italien, en
Portugais, bref, en presque toutes les langues de l’Europe. Les
critiques, dont aucun n’est chrétien réel, tentèrent obstinément
de discréditer les manuscrits grecs qu’il utilisa, mais les ennemis
d’Érasme et du Texte Reçu eurent de grandes difficultés à
maintenir leurs attaques contre la pure Parole de Dieu. Dire que le
Texte Reçu est la pure Parole de Dieu complètement inspirée et gardée
sous sa providence divine et souveraine, irrite leur esprit au plus
haut point. Une telle affirmation n’est point acceptable, elle est
une insulte à leur intelligence. Refusant avec véhémence
d’acquiescer à la lumière que Dieu répandait sur les peuples enténébrés,
ils préférèrent reconstruire la Parole de Dieu à leur façon et à
leur gré pour ne point perdre face et que l’accréditation de leur
érudition soit disgraciée et dénigrée. Ainsi vit le jour le Texte
Critique ou Texte Néologique dans le but précis de détrôné le
Texte Reçu, de le faire chuter de sa position de grâce. Ce fut comme
si Christ avait été crucifié une autre fois par l’arrogance et la
folie des hommes. Mais puisque le Texte Reçu est la pure Parole de
Dieu, il convenait qu’il en soit ainsi afin qu’il ressuscite
d’entre les lettres mortes du Texte Minoritaire de l’érudition
chimérique de ses ennemis. De nos jours, plus que jamais, le Texte Reçu
resurgit de nouveau parmi les peuples francophones comme «une lumière
qui brille dans les ténèbres», portant le sceau de Dieu qu’aucun
homme ne peut défaire. La résurgence et popularité de la Bible
Martin, de la Bible de Genève, de la Bible Ostervald, et de la Bible
de l’Épée, en est l’évidence indéniable. Le Texte Reçu est
celui qui est reçu de tous les élus; le Texte Critique est celui qui
est accepté de tous les réprouvés. La différence entre les deux
est que «recevoir» est un verbe passif qui implique la démission
et la soumission à la Souveraineté de Dieu; tandis que «accepter»
est un verbe actif qui implique la révolte et l’agitation de la
souveraineté de l’homme. Mais comme l’apôtre Paul déclare à
tous ceux que Dieu a choisis d’entre ce monde de rébellion :
«C’est pourquoi aussi, nous ne cessons de rendre grâce à Dieu de
ce que, recevant de nous la Parole de Dieu que nous prêchons,
vous l’avez reçu, non comme une parole des hommes, mais
ainsi qu’elle l’est véritablement, la Parole de Dieu,
laquelle aussi agit avec efficacité en vous qui croyez» (1 Thess. 2 :13).
Or, nous adorons et croyons au seul Dieu, qui est Souverain sur toutes
choses, particulièrement sur sa Parole; et en un seul Roi qui est
l’autorité suprême sur toutes choses, à savoir Jésus-Christ qui,
par sa Sainte-Présence, demeure en nos cœurs et en sa Parole Vivante
qui est le Texte Reçu.
CHAPITRE
3
LE
TEXTE REÇU ET LA PROVIDENCE DE DIEU
Érasme
examina des centaines de manuscrits, mais en utilisa seulement
quelques-uns, car dans toute la masse des manuscrits grecs, ceux
qu’il sélectionna pour compiler son Nouveau Testament Grec, représentèrent,
avec quelques variations, le texte général ou Texte Traditionnel qui
se trouve dans l’ensemble de tous les manuscrits. Quoique ceux-ci ne
sont pas tous identiques, les variations qui s’y trouvent sont
mineures et superficielles dans le genre de texte unique qu’ils représentent.
En comparant soigneusement les évidences et en sélectionnant avec
sagesse son matériel sous la providence de Dieu qui le guidait, Érasme
confirma la direction divine qui mit à la lumière le Texte
Authentique de la Parole de Dieu. Il est vrai qu’il n’avait pas
accès à tous les manuscrits que nous avons de nos jours. Des
centaines de nouveaux manuscrits furent découverts depuis la
compilation du Texte Reçu, qu’Érasme et aucun Réformateur n’ont
jamais vus. Considérant aussi que la science moderne de
l’informatique contribue grandement à l’étude et à la
comparaison de tout ce matériel, il est étrange de voir que toutes
nos nouvelles découvertes supportent en grande majorité les lectures
du Texte Traditionnel sélectionnées par Érasme, quatre-cent
quatre-vingt neufs ans après sa première parution. En plus, considérant
toute la complexité et les énormes difficulté de tout ce travail
qui est impossible à un seul homme, qui ne peut voir l’intervention
de Dieu dans tout ceci, afin que nous puissions avoir sa Parole intégrale
qu’il nous a préservé et destiné. Mais il est vrai que même avec
toute la science que nous possédons de nos jours, que nous ne pouvons
encore rendre la vue à un aveugle. Ainsi il va toujours avoir des
obstinés qui s’opposent à la providence souveraine de Dieu,
croyant qu’ils sont maître de leur propre destin lorsqu’ils ne
sont même pas en contrôle de leur propre souffle qui donne la vie à
leur corps. Ce vieux dicton s’avère de plus en plus vrai dans ce
domaine : «On peut amener une mule à l’eau, mais on ne peut
la faire boire». Les mules sacrées de la Critique Textuelle
persistent dans leurs égarements et induisent en erreur des milliers
de gens, mais ils finiront par se noyer dans l’eau pure qu’ils
refusent de boire, car «la pierre maîtresse que Dieu a posé, et
qu’ils ont rejeté, est celle qui les écrasera» (Matt. 21 :42;
Marc 12 :10,11 : Luc 20 :17,18).
Érasme
traduisit le Grec en une version latine en 1505-1506, et il produisit
par après cinq différentes éditions de son Nouveau Testament Grec
en lesquelles il y avait un nombre d’améliorations et de
corrections. Son édition de 1516 fut dédiée au pape Léo X; celle
de 1519 fut une révision du Grec et du Latin; celle de 1522 est
notable par son ajout de 1 Jean 5 :7; celle de 1527 était en
trois colonnes, le Grec, la Vulgate, et une traduction en Latin
produite par Érasme; et dans la dernière de 1535, il avait enlevé
la Vulgate. Lorsqu’il vint habiter à Basle en juillet 1515, pour débuter
son travail sur sa première édition du Texte Reçu, Érasme découvrit
cinq manuscrits grecs du Nouveau Testament parés pour son
utilisation. Ils sont désignés par les numéros suivant : « 1
», un manuscrit du 11ie siècle qui contenait les Évangiles, les
Actes et les Épîtres; « 2 », un manuscrit du 15ie siècle qui
contenait les Évangiles; « 2ap », un manuscrit du 12ie-14ie siècle
qui contenait les Actes et les Épîtres; « 4ap », un manuscrit du
15ie siècle qui contenait les Actes et les Épîtres; et « 1r », un
manuscrit du 12ie siècle qui contenait l’Apocalypse.

Texte d'Érasme de Rotterdam
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Le
fait que le Texte Reçu fut basé seulement sur quelques manuscrits
tardifs découverts par Érasme à Basle, est la chose qui lui est la
plus reprochée. Selon la critique du naturalisme, ceci n’était
qu’une malheureuse coïncidence. Mais ceux qui détiennent une telle
attitude indiquent par cela qu’ils n’ont aucune foi dans la
providence de Dieu, et qu’ils ne croient aucunement à sa
Souveraineté ni en sa Toute-Puissance. Lorsque nous regardons cette
circonstance dans une juste perspective, nous ne pouvons que voir le
plan divin derrière tous les évènements qui se sont déroulés, et
qui engendrèrent la Réforme et les doctrines de la grâce de la
T.U.L.I.P.E. divine. Le texte publié par Érasme n’était pas le
sien, mais fut tiré virtuellement sans modifications des manuscrits
que Dieu avait placés providentiellement à sa disposition. Érasme
n’était pas maître de la situation, tout ce qui se produisit
arriva comme Dieu l’avait déterminé pour la gloire de son nom. Par
coïncidence ou plutôt par Dieucidence, ces manuscrits furent du type
traditionnel de la famille Byzantine, et ce fut cette Dieucidence qui
déclencha la Réforme et nous donna la Bible en notre langue. Les chrétiens
francophones modernes n’ont aucune idée, pour la grande part, de
l’importance capitale de ceci. En fait, il est triste de voir que la
majorité ne connaissent rien de l’origine de leur Bible qui est la
source de leur foi, ni rien ou très peu de la Réforme qui a fait pénétrer
la lumière de la vérité dans les cœurs troublés. Sans le Texte Reçu
et sans la Réforme nous serions encore sous la domination tyrannique
du Catholicisme, nous n’aurions pas la Bible entre nos mains, et
nous ne connaîtrions rien de nos droits et libertés dont nous
jouissons présentement dans nos nations modernes, car celles-ci
n’auraient jamais vu jour. Il est grand temps que nous cessions de négliger
notre patrimoine spirituel, et que nous le défendions à tous prix
contre le Texte Critique, ses traductions et versions qui sont
qu’une approximation de la Parole de Dieu, conçue dans le but spécifique
pour diluer la foi et pervertir la vérité.
Dieu
œuvre providentiellement à travers des êtres humains pécheurs et
faillibles, et ainsi sa direction providentielle a ses côtés divin
et humain. Ces éléments humains furent très évidents dans la première
édition du Texte Reçu en 1516. Pour une chose, le travail fut
tellement hâtif que le texte fut défiguré par un grand nombre
d’erreurs typographiques. Ces fautes d’imprimerie furent toutefois
corrigées par Érasme lui-même dans ses éditions successives, et
par plusieurs autres éditeurs qui suivirent et qui avaient à cœur
cette œuvre majestueuse. Elles ne sont donc pas un facteur qui doit
être pris en considération pour donner une juste estimation de la
valeur magistrale du Texte Reçu.
La
chose pour laquelle Érasme fut critiqué sévèrement était sa manière
d’agir avec le dernier chapitre de l’Apocalypse. Son manuscrit, «
1r », avait été mutilé vers la fin du texte et les versets 16 à
21 du chapitre 22 furent perdus. En plus, son texte dans d’autres
endroits fut difficile à distinguer des commentaires d’André de Césarée
dans lesquels il fut inséré. Érasme rectifia cette déficience de
son manuscrit en retraduisant la Vulgate Latine en Grec. Dans sa
quatrième édition de son Nouveau Testament Grec en 1527, il corrigea
beaucoup de cette traduction qu’il avait fait à partir du Latin, en
faisant une comparaison avec la Bible Multilingue (Complutensian
Polyglot) que le cardinal Ximènes d’Espagne fit paraître en 1522.
Mais par inadvertance, il en oublia une certaine partie qui fut, en
toute probabilité, corrigée plus tard par soit Estienne ou Théodore
de Bèze, qui firent plusieurs éditions du Texte Reçu sur la base de
quelques manuscrits supplémentaires qu’ils purent se procurer selon
la providence de Dieu. Évidemment les érudits de la Critique
Textuelle naturaliste et leurs adeptes ne manquèrent point
d’attaquer Érasme et le Texte Reçu pour cette indiscrétion
qu’ils déclarèrent inacceptable. Mais ils se refusent eux-même de
mentionner que leur propre Texte Critique ou Néologique est basé sur
un Codex défectueux, le Codex Vaticanus, d’où nous voyons dans son
Nouveau Testament qu’il y manque «Matt. 16 :2,3; Marc 16 :9-20
où se trouve une espace libre qui indique que ces versets furent
retranchés; Rom. 16 :24; les Épîtres de 1 et 2 Timothée au
complet, ainsi que celle de Tite; Héb. 9 :15 à 13 :25; et
tout le livre de l’Apocalypse. Ils tentèrent de rectifier ces défectuosités
avec le Codex Sinaïticus qui contient un texte corrompu et qui donne
l’évidence d’altérations de la main de dix différents scribes.
Non mieux que le premier, nous voyons dans le Nouveau Testament de
celui-ci qu’il y manque «Matt. 16 :2,3; Marc 16 :9-20 où
lui aussi contient une espace libre montrant que ces versets s’y
trouvèrent mais furent enlevés; Jean 5 :4; 8 :1-11; Actes
8 :37; Rom. 16 :9-20; 1 Jean 5 :7; et une douzaine
d’autres versets. Il s’ensuit que pour compléter leur Texte
Critique, qu’ils durent emprunter des lectures au Texte Reçu, ce
qui servit à dissimuler leur intentions de falsifier la Parole de
Dieu. Les évidences de ceci se voient surtout dans la Bible Darby qui
a pour base ce Codex découvert dans les ordures du monastère Sainte
Catherine, situé aux pieds du mont Sinaï, où les moines s’en
servirent pour allumer leur feu. Les notes de bas de page de cette
Bible indiquent clairement qu’elle suivait le Texte Reçu avant
cette découverte, mais qu’elle retrancha un grand nombre de ses
lectures pour accommoder ce Codex pollué et défectueux qu’elle prétend
supérieur à celui que Dieu nous a préservé par sa providence
divine dans la grande majorité des anciens manuscrits. Aussi nous
voyons dans la Bible Segond, dont le Nouveau Testament est basé sur
le Codex Vaticanus, que celle-ci n’avait pas le choix d’emprunter
les lectures du Texte Reçu pour combler ses lacunes. Elle indique
cela par des mots et des passages comme Marc 16 :9-20 et Jean 8 :1-11
qu’elle place entre [crochets] pour montrer qu’ils ne font point
partie de son texte original basé sur les plus anciennes duperies.
Les lecteurs non conscients de cela sont dupés instantanément
croyant que la Segond est une Bible fidèle. En fait, la Segond
contient au moins 177 altérations qui falsifient le sens de
l’original, et il existe environs 300 divergences entre elle et le
Texte Reçu dont certaines sont plus sérieuses que d’autres. Le
Nouveau Testament du Vingtième Siècle, édition anglaise, traduction
officielle et directe du Texte Critique des apostasiés Westcott et
Hort, la pire profanation et mutilation de la Parole de Dieu en
existence, est plus honnête dans sa présentation du texte que la
Bible Darby, la Bible Segond, et toutes les versions modernes de la
Bible. Au moins nous ne retrouvons pas dans ce Nouveau Testament des
passages comme Jean 8 :1-11 et plusieurs autres, car ils furent
complètement enlevés.
Ceux
qui se concentrent sur ces facteurs humains dans la compilation et révision
du Texte Reçu d’Érasme de Rotterdam, la rectification de son
manuscrit et son indiscrétion dans la correction partielle de sa
traduction, négligent encore une fois la providence de Dieu, du Dieu
Tout-Puissant en qui ils prétendent croire. Dieu avait établit un
temps limite pour la parution du Texte Reçu, car un an après la Réforme
fut déclenchée dans la ville de Wittenberg par Martin Luther. Il fut
extrêmement important que le Nouveau Testament Grec soit publié
premièrement dans une forteresse future du Protestantisme, plutôt
qu’en Espagne qui fut la terre de l’Inquisition Papale.
CHAPITRE
4
LES
AJOUTS DANS LE TEXTE REÇU
Le
Dieu qui nous amena d’une manière sécuritaire le Nouveau Testament
à travers la période des manuscrits médiévaux et anciens, n’hésita
en aucune façon lorsque vint le temps de transférer le texte de sa
Parole sur la page imprimée moderne. Comme il fut dit antérieurement,
le Texte Reçu et le Texte Byzantin ou Traditionnel, sont
virtuellement identique. Toutefois ils diffèrent en quelques
endroits. Le fait que le Texte Byzantin contienne certaines lectures
qui ne se trouvent point dans le Texte Reçu, en a poussé
quelques-uns à mettre l’emphase sur le Texte Traditionnel comme
représentant plus précisément le Texte Original que le Texte Reçu.
Il importe donc de spécifier de nouveau que le Texte Reçu n’est
pas le Texte Byzantin, mais qu’il représente la majorité des
lectures contenues dans le Texte Traditionnel. Il faut souligner le
fait indéniable et capital que le Texte Reçu est celui qui fut
choisi de Dieu pour déclencher la Réforme, et non le Texte Byzantin.
Cela dit, il est évident que le Texte Reçu contient lui aussi des
lectures qui ne se trouvent point dans la masse des manuscrits de la
famille Byzantine.
-
LECTURES DE LA VULGATE DANS LE TEXTE REÇU
Ce
n’est pas un secret qu’Érasme, influencé par l’usage du Latin
dans l’Église qu’il grandit depuis sa jeunesse, suivit parfois le
texte de la Vulgate Latine plutôt que le Texte Grec Traditionnel
qu’il avait devant lui. Mais, est-ce que les lectures du Latin qu’Érasme
introduisit dans le Grec sont nécessairement fausses? Aucun croyant sérieux
qui étudie la Bible ne ferait une telle affirmation, car le sujet est
irréaliste et complètement ridicule. Il est entièrement impossible
que la providence divine, qui nous préserva le texte du Nouveau
Testament durant la longue période des manuscrits, flanche à la
dernière minute lorsque le texte fut introduit sur les presses de
l’imprimerie. Puisque le Texte Reçu est le texte du Nouveau
Testament qui nous fut préservé par la divine providence, il en
advient que les lectures spécifiques de la Vulgate Latine qui y
furent introduits, furent les lectures authentiques de l’Autographe
Original qui furent préservés dans les manuscrits latins, utilisés
particulièrement par l’Église Italique (Ac. 10 :1; Héb. 13 :24)
d’où vient précisément l’Église Vaudoise. Il est très bien
reconnu que les Autographes Originaux furent traduits en vieux latin
des manuscrits en provenance d’Antioche vers l’an 160 dans une
version qui se nomme la Vestus Itala, et que Jérôme tenta de
modifier cette version dans sa Vulgate Latine pour la rendre conforme
aux textes pollués d’Alexandrie compilé par Origène dans son
Hexapla où il rédigea la Septante Grec. La tentative de Jérôme ne
fut pas entièrement couronnée de succès, et depuis il demeure dans
la Vulgate Latine des lectures originales qui ne furent point altérées
ni retranchées. Il n’y a aucun doute qu’Érasme fut guidé par la
providence de Dieu dans sa sélection des lectures contenues dans la
Vulgate Latine pour qu’elles soient incorporées dans le Texte Reçu.
Ainsi Dieu corrigea le peu d’irrégularité d’importance qui
demeurait encore dans la majorité des manuscrits du Texte
Traditionnel. Ce fut vraiment la providence spéciale de Dieu que le
Texte Grec du Nouveau Testament fut premièrement imprimé non dans
l’Est, mais en Europe de l’Ouest, où l’influence et l’usage
du Latin furent considérables. Ainsi la parution du Texte Reçu ne
fut point un accident ou une coïncidence, ni un recul, mais un pas
d’avant dans la préservation providentielle du Texte Original du
Nouveau Testament.
Les
suivantes sont les lectures les plus reconnues de la Vulgate Latine
qui furent placées dans le Texte Reçu sous la direction de la
providence de Dieu, et ainsi elles doivent être retenues car elles
portent le sceau de Dieu. Comme vous remarquerez, plusieurs de ces
lectures se trouvent aussi dans les versions de la Bible dont le
Nouveau Testament provient du Texte Critique. Elles sont généralement
placées entre [crochets] dans le texte de ces versions:
-
Matt.
10 :8 -
«ressuscitez les morts».
-
Matt.
27 :35 -
«afin que ce qui a été dit par le prophète s’accomplit :
Ils se sont partagé mes habits, et ils ont tiré ma robe au sort».
-
Jean
3 :25 -
«Or, il y eut une dispute entre les disciples de Jean et les
Juifs, touchant la purification».
-
Ac.
8 :37 -
«Et Philippe lui dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela
t’est permis. Et il dit : Je crois que Jésus-Christ est le
Fils de Dieu».
-
Ac.
9 :5 -
«il te serait dur de regimber contre les aiguillons».
-
Ac.
9 :6 -
«Alors, tout tremblant et effrayé, il dit : Seigneur, que
veux-tu que je fasse? Et le Seigneur lui dit :».
-
Ac.
20 :28 -
«l’Église de Dieu».
-
1
Jean 5 :7 -
«Car
il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la
Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont un».
-
L’INSERTION DES TROIS TÉMOINS CÉLESTES
Le
passage de 1 Jean 5 :7 qui constitue l’ajout des trois témoins
célestes, est la lecture la plus célèbre de la Vulgate Latine insérée
dans le Texte Reçu. Cette insertion particulière, qui engendra une
grande controverse, doit être reçue par la foi comme étant
authentique et légitime. Comme il fut mentionné précédemment, la
compilation du Texte Reçu contient un aspect divin et un aspect
humain, tout comme la Réforme Protestante ou n’importe quelle œuvre
de la providence de Dieu. Lorsque nous considérons l’insertion des
trois témoins célestes, nous voyons ces deux aspects à l’œuvre.
Dans l’aspect divin, Dieu dirigea Érasme sous sa divine providence
à sélectionner cette lecture de la Vulgate Latine et à l’insérer
dans le Texte Reçu. Dans l’aspect humain, nous voyons qu’Érasme
n’ajouta pas les trois témoins célestes dans la première édition
de son Nouveau Testament Grec de 1516, sous la base que cette lecture
se trouvait uniquement dans la Vulgate Latine et non dans aucun
manuscrits grecs connus de ce temps. Mais pour réconforter les cris
d’indignations qui s’élevèrent, il déclara qu’il était pour
ajouter ce passage si on pouvait lui présenter un seul manuscrit Grec
qui la contenait. Lorsqu’un tel manuscrit fut découvert peu après,
il inséra ce passage controversé dans sa troisième édition de
1522, et ainsi cette lecture trouva une place permanente dans le Texte
Reçu. Le manuscrit utilisé pour renverser sa position semble être
le numéro «61», un manuscrit du 15ie ou 16ie siècle qui se trouve
maintenant au «Trinity College» dans la ville de Dublin en Irlande.
Plusieurs critiques croient que ce manuscrit fut écrit à Oxford vers
1520 dans le but spécifique de renverser la décision d’Érasme, ce
qu’Érasme lui-même suggéra dans ses notes. Mais la lecture des
trois témoins célestes ne se trouve point uniquement dans ce
manuscrit suspect de ce temps, il se trouve aussi dans le Codex
Ravianus, dans la marge du manuscrit «88», et dans celui du
manuscrit «629». Même si l’évidence de ces trois manuscrits
n’est pas regardé comme suffisante par les critiques sceptiques,
six autres manuscrits furent découverts qui contiennent le passage
des trois témoins célestes, le «61», le «88mg», le «429mg», le
«629», le «636mg», et le «918». En plus, il fut confirmé par
après que ce passage se retrouve aussi dans le «634mg», dans «omega
110, 221, et 2318», dans les lectionnaires «-60» et «173», ainsi
que dans les écrits de quatre Père de l’Église : Tertullien,
Cyprien, Augustin, et Jérôme. Ceci est amplement d’évidences pour
démontrer que le passage des trois témoins célestes est
authentique. Plusieurs passages furent reconnus comme authentiques sur
la base de moins de preuves que ceci. Plus les recherches se
poursuivent dans l’étude des anciens manuscrits, plus il se trouve
d’évidences que ce passage controversé des trois témoins célestes
dans 1 Jean 5 :7 provient des Autographes. Ainsi, quoique fut la
cause de son insertion dans le Texte Reçu, en dernière analyse nous
pouvons être complètement assurés que ce ne fut pas une duperie conçue
dans le but de tromper les enfants de Dieu, mais que ce passage fut
ajouté sous la direction infaillible de la providence de Dieu et
qu’il doit être retenu et reçu comme faisant partie du Texte
Original des Autograpĥes. La providence et les évidences témoignent
de son authenticité.
Au
niveau des manuscrits en Latin, l’évidence pour l’existence
primitive du passage des trois témoins célestes se trouve dans une
multitude de versions latines, et dans les écrits des Pères de l’Église
Latine. Il fut confirmé par Scrivener en l’an 1883, que ce passage
fut cité par Cyprien en l’an 250. Aussi, incontestablement, ce
passage se retrouve dans les écrits de deux évêques espagnols du
4ie siècle, Priscillien et Idacius Clarus, qui eurent la tête tranchée
par l’empereur Maximus. Au 5ie siècle, ce passage fut cité par
plusieurs écrivains orthodoxes de l’Afrique qui montèrent une défensive
pour la doctrine de la Trinité. Vers la même période, il fut cité
par Cassiodorus en Italie. Ce passage se trouve aussi dans le
manuscrit «r», un manuscrit en vieux latin du 5ie siècle, et dans
le Speculum, un traité qui contient le texte en vieux latin.
Toutefois il ne fut pas inclus dans l’édition originale de la
Vulgate Latine de Jérôme, mais fut ajouté dans son texte vers
l’an 800 à partir des manuscrits en vieux latin qui datent avant la
Vulgate. Il se trouva par après dans la grande masse des manuscrits
de la Vulgate Latine. Donc, sur la base des évidences externes, nous
voyons que ce passage disparu d’une manière mystérieuse du texte
des manuscrits en Grec pour être préservé dans le Latin. Les érudits
réprouvés de la Critique Textuelle Néologique qui refusent
l’authenticité de ce passage, déclarent qu’il est
l’interpolation d’une interprétation trinitaire de 1 Jean 5 :8.
Mais leur point de vue est invalide par le fait que la formule
populaire de la Trinité est «le Père, le Fils, et le Saint-Esprit»,
et non «le Père, la Parole, et le Saint-Esprit» comme l’atteste 1
Jean 5 :7 qui, par son unité des trois témoins célestes
contredit la division de Dieu en trois personnes. Ceci est un fait
remarquable qu’il ne faille point oublier, car pourquoi un tel
passage serait-il inclus dans les manuscrits en Latin de l’Église
Latine s’il n’était pas authentique, car il défait sa théologie
trinitaire ontologique et sûrement il aurait été enlevé des
manuscrits de la Vulgate Latine à cause de cela. Nous réalisons
ainsi pourquoi Érasme hésita un instant avant d’ajouter ce passage
qui contredit la foi trinitaire dans laquelle il fut éduqué depuis
sa jeunesse, et pourquoi ce passage engendra une si grande controverse
non seulement au niveau du Catholicisme qui le retrancha de ses
versions modernes, mais aussi du Protestantisme qui fait de même. En
fait, de nos jours, presque tout le Protestantisme s’est prostitué
au Catholicisme par le truchement de l’œcuménisme qui supporte
fortement le Texte Critique, et dont le pire ennemi est le Texte Reçu
qu’ils ont en aversion.
La
raison principale pour laquelle 1 Jean 5 :7 se trouve dans peu de
manuscrits en Grec, quoiqu’il s’en découvre de plus en plus, se
rapporte à l’hérésie du Sabellianisme entre les années 200-270.
Sabellius avait repris le Modalisme Patripacien de Noët et Praexas en
y ajoutant le Saint-Esprit. Le Modalisme enseignait que le Père et le
Fils étaient identique, une seule Personne, mais selon Sabellius ces
modes d’existences étaient consécutifs et intérimaires. Selon ce
concept, Dieu existait en tant que Père, mais lorsqu’il devint
Fils, il cessa d’être Père; de même le Fils, lorsqu’il devint
le Saint-Esprit, cessa d’être Fils. Ceci avait pour effet
d’annuler l’existence éternelle du Fils de Dieu et de renier sa
divinité. Cette attaque dangereuse à la divinité éternelle du
Seigneur Jésus-Christ dans son caractéristique éternel de Fils, fit
que le passage des trois témoins célestes de 1 Jean 5 :7, de
par son unité des caractéristiques personnels de Dieu, ne fut plus
favorisé par les chrétiens orthodoxes qui divisaient Dieu en trois
personnes distinctes. Ainsi on remplaça une hérésie par une autre.
Puisque l’Orthodoxie avait la suprématie dans l’Église Grecque
de l’empire Byzantin, le passage de 1 Jean 5 :7 fut considéré
comme un ajout hérétique du Sabellianisme et supprimé des
manuscrits grecs alors existants. Il en advient que ces manuscrits
mutilés furent recopiés graduellement pour former la masse des
manuscrits Byzantins, mais que la lecture authentique fut préservée
dans la lignée des manuscrits latins. Cette succession latine débuta
avec la Vestus Itala à la Vulgate Latine, jusqu’à la version
latine utilisée par Érasme. Même que nous retrouvons 1 Jean 5 :7
dans la version Knox de la Vulgate Latine de 1963, qui contient une
note de bas de page disant : «Ce verset ne se trouve point dans
aucun bon manuscrit Grec, mais les manuscrits latins ont probablement
préservé le bon texte». Mais comme nous avons vu, il est hors de
toutes probabilités que les manuscrits latins ont préservé le texte
authentique. Plusieurs attribuent le manque de ce passage à une
omission malheureuse due à l’indiscrétion des copistes, mais une
crise théologique semble plutôt à l’origine de son exclusion, car
seulement un conflit majeur comme celui engendré par le
Sabellianisme, aurait pu être la cause que des scribes orthodoxes
sans scrupules l’auraient retranché pour protéger leur doctrine de
la Trinité Ontologique. C’est la raison pour laquelle ce passage
fut préservé dans les textes latins de l’Afrique du Nord et de
l’Espagne, où l’influence du Sabellianisme se faisait moins
ressentir. Quoique la vaste majorité des manuscrits grecs représentent
fidèlement le Texte Original inspiré, le texte des manuscrits latins
préserva sous la providence de Dieu plusieurs lectures des Originaux
dont le passage de 1 Jean 5 :7 en fait partie. Il est donc hors
de tout doute que ce passage est authentique et entièrement inspiré
de Dieu qui l’a protégé et gardé pour nous sous sa divine
providence.
-LES
DIFFÉRENTES ÉDITIONS DU TEXTE REÇU
Le
lecteur attentif s’apercevra qu’il existe des différences
mineures entre le Nouveau Testament de la Bible Martin et celui de la
Bible Ostervald dont les deux sont basé sur le Texte Reçu. Nous ne
parlons point ici des différences de traductions qui sont nécessaires
pour éclaircir le texte du à la flexibilité de la langue. Celles-ci
sont légitimes, car un mot dans l’original porte généralement
plusieurs significations comme il est ainsi dans notre langue. Par
exemple, le mot «hypocrisie» peut être traduit dans différents
contextes par des termes connexes comme «Affectation, déloyauté,
dissimulation, duplicité, fausseté, fourberie, tromperie», chacun
d’eux représentant fidèlement le terme original. La traduction
n’affecte aucunement l’inspiration, elle donne simplement aux
termes originaux des expressions plus précises en utilisant des mots
variés qui se basent tous sur le sens original dans ses différentes
applications. Puisqu’un mot peut avoir différentes significations,
une traduction est inspirée dans la mesure que ces mots représentent
la vérité dans un contexte donné. Ainsi un traducteur peut traduire
un mot d’une telle façon dans une Bible et un autre traducteur peut
traduire le même mot d’une différente façon dans une autre Bible.
Les deux sont la traduction d’un même mot original et peuvent ainsi
représenter différents aspects d’une même vérité et donner différentes
profondeurs au sens original. Les deux sont inspiré dans la mesure de
leur exactitude au sens réel et original. Qu’une personne soit
d’accord ou non avec les termes utilisés par un traducteur n’enlève
rien à leur inspiration, car ce n’est point le rédacteur qui est
inspiré mais les lettres (2 Tim. 3 :15,16). L’Esprit de Christ
habite dans les lettres qui forment des mots, dans des mots qui
forment des concepts, et dans des concepts qui forment des doctrines.
La Bible est le Temple de Dieu, un temple construit de mots en lequel
habite l’Esprit de sa Sainte-Présence. Ceux qui refusent de reconnaître
l’inspiration d’une traduction ou qui disent qu’aucune
traduction est parfaite, n’ont aucune notion de l’inspiration ni
de la perfection ou manquent d’en comprendre la profondeur de la
signification. Selon eux rien n’est parfait en ce monde et ainsi la
Bible même serait imparfaite, et de cela Christ lui-même serait
imparfait. Ils négligent que Dieu n’est pas limité par les défauts
du langage humain ni par les faiblesses d’un traducteur, et que sa
Parole demeure inspirée ou vivante dans les différentes expressions
utilisées pour l’exprimer. Le mot «perfection» n’implique pas nécessairement
un état d’être d’une pureté et sainteté sublime et
inaccessible en ce monde, car il porte la notion aussi de «ce qui est
complet ou intégral», comme dit le Dictionnaire Larousse : «de
ce qui représente toutes les caractéristiques propres à sa catégorie,
à son espèce». Il ne faut pas oublier que dans la traduction il
existe toujours deux facteurs, divin et humain, et qu’un traducteur
est dirigé dans la sélection des termes appropriés selon son arrière
plan théologique et social, selon le contexte historique, et selon la
flexibilité du langage. Ces choses n’enlèvent rien à
l’inspiration et à la perfection des Saintes-Écritures, plutôt
elles affirment que la Parole de Dieu est vivante et qu’elle
s’adapte au langage humain afin d’être comprise des hommes dans
leurs contextes culturels. Là où l’inspiration est affectée est
dans les divergences qui se trouvent entre le Texte Reçu et le Texte
Néologique.

Texte d'Estienne
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Une
des différences la plus remarquable entre ces deux versions de la
Bible se trouve dans Actes 16 :7 où nous voyons que la Martin
porte la lecture «l’Esprit de Jésus» et l’Ostervald porte «Esprit»
seul. Ces différences sont occasionnées par le fait qu’il existe
vingt-huit différentes éditions du Texte Reçu publiées par cinq
différents hommes, et aussi par le fait que les éditions finales et
officielles de Scrivener de 1894-1902, n’existaient point lors de la
parution de ces deux versions de la Bible des Réformateurs
francophones. Comme nous avons vu précédemment, Érasme publia cinq
différentes éditions du Texte Reçu : 1516, 1519, 1522, 1527,
et 1535. Le grand éditeur et imprimeur, Robert Estienne, connu sous
le nom latin de Stéphanus, fut le premier à introduire la division
du Nouveau Testament en versets. Il publia quatre différentes éditions
du Texte Reçu Grec. Les deux premières apparurent en 1546 et 1549.
La troisième, publiée en 1550, fut la première édition du Nouveau
Testament Grec qui contenait une liste des lectures variées. Estienne
utilisa 15 manuscrits supplémentaires dans cette édition dont un fut
le Codex de Bezae. Une nouvelle édition fut publiée aussi en 1551,
mais ce fut celle de 1550 qui fut fréquemment ré-imprimée et qui
devint l’édition générale du Texte Reçu jusqu’à
l’apparition de celles de Scrivener. Cette édition de 1550 fut
connue comme l’Édition Royale. Par après, Théodore de Bèze,
collaborateur du grand Réformateur francophone, Jean Calvin, publia
dix éditions du Texte Reçu Grec, la dernière apparaissant après sa
mort. Les éditions «en folio» apparurent en «1565, 1582, 1588, et
1598. Les éditions en «octavio» parurent en «1565, 1567, 1580,
1590, et 1604». Bèze fut donné des Vaudois de très anciens
manuscrits qu’il utilisa dans ses éditions du Texte Reçu, et
confondit le monde avec le Texte Authentique des apôtres. Les frères
Bonaventure et Abraham Elzévir produisirent sept éditions du Texte
Reçu Grec. Ce fut de leur deuxième édition que nous avons le nom de
«Texte Reçu», désignation qui fut adoptée pour décrire toutes
les différentes éditions du Nouveau Testament Grec basé sur le
Texte Traditionnel de la famille des manuscrits Byzantins, compilés
sous la providence de Dieu par Érasme de Rotterdam. Finalement,
F.H.A. Scrivener, collaborateur du célèbre champion du Texte
Traditionnel, J.W. Burgon, deux des plus grands défenseurs qui
combattirent directement contre les fausses théories des critiques
textuels qui formulèrent le pseudo Nouveau Testament du Texte Néologique,
publia deux éditions du Texte Reçu Grec à l’université de
Cambridge, une en 1894 et l’autre en 1902. Le texte de la dernière
édition de Scrivener est le dernier dans la longue chaîne des éditions
du Texte Reçu Grec. Il met le sceau officiel au Texte Authentique du
Nouveau Testament Grec, et devient ainsi la base de toutes les
traductions futures du Texte Reçu Grec. Dans toutes les différentes
versions de la Bible françaises, la nouvelle Bible de l’Épée,
reprise de celle de Jean Calvin de 1540, est la seule présentement à
suivre le texte de Scrivener, quoique sa traduction diffère
grandement de toutes les versions de la Bible des Réformateurs en
plusieurs endroits.

La
Bible de l’Épée, Version Marginale, adaptation leDuc, est la première
Bible dans toute l’histoire des traductions à traduire les mots
translittérés, c’est-à-dire, les mots Hébreu et Grec qui furent
adoptés en notre langue sans être traduit, ex : «Chérubin,
baptiser, baptême, Église, Satan, Diable, démons, ange, etc.» Elle
est aussi la première à porter une traduction étymologique
contextuelle dans les premiers chapitres de la Genèse, et son texte
entier est aligné sur la célèbre Bible anglaise, la King-James.
Un des éléments remarquables de cette Bible est qu'elle enlève dans
son Nouveau Testament beaucoup de préposition, conjonction et articles
qui ne se trouvent point dans le Texte Original mais qui furent
souvent ajouté par les traducteurs dans des buts grammaticaux. Cela
évidemment donne différents sens à plusieurs passages et précise
davantage l'enseignement qui s'y trouve. Pour cette franchise et
loyauté elle s'est fait un grand nombre d'ennemis qui n'apprécient
aucunement qu'elle soit à l'encontre des principes de l'orthodoxie
dans lesquels ils sont depuis si longtemps habitués. Elle porte aussi un grand nombre de synonymes qui éclaircissent
davantage la compréhension du texte, ainsi que des agencements
grammaticaux et contextuels en italique qui n’infèrent point
leur présence dans les Originaux. Bref, elle est une traduction
excellente, honnête et précise, un courant d’air frais par rapport
aux traductions stéréotypées ou traditionnelles. Malheureusement,
elle existe présentement uniquement en format électronique, mais
elle peut être imprimée par quiconque le désire car l’éditeur,
qui y a travaillé au-dessus d’une vingtaine d’années, en fait un
cadeau à son peuple. Quoiqu’il en soit, nous vous conseillons de
vous procurer et de lire une Bible dont le Nouveau Testament est basé
sur le Texte Reçu Grec. Vous pouvez les identifier facilement par
l’inclusion du passage des trois témoins célestes dans 1 Jean 5 :7.
En format livre, votre choix se portera soit sur la Bible Martin ou
sur la Bible Ostervald.
CHAPITRE
5
CORRUPTIONS
DOCTRINALES DU TEXTE NÉOLOGIQUE
Malheureusement,
l’approche critique envers la Bible, évidente depuis le 19ie siècle
avec la compilation de pseudo Nouveau Testament Grec ou Texte Néologique
des apostasiés Wescott et Hort publié en 1881, continua d’être la
philosophie dominante au 20ie siècle. A la lumière des prophéties
et des avertissements de la Bible concernant l’apostasie ou le
renversement de la foi, ce phénomène ne nous surprend pas. C’est
sur cette fondation nébuleuse que repose toutes les versions modernes
de la Bible. Ce Texte Critique du Nouveau Testament Grec fut publié
en deux différentes éditions connues comme «le Texte de Nestlé
(1904)» et «le Texte U.B.S. des Sociétés Bibliques Unies (United
Bible Societies)». Aucun des éditeurs de ces textes furent des chrétiens
réels. Tous sont des partisans du Modernisme et plusieurs sont des
Catholiques Romains. En fait, le Texte Néologique favorise le
Catholicisme dans toutes ses parties et il est la base de toutes ses
traductions et versions de la Bible qui ne proviennent pas du Latin.
Le Texte Critique est le point de départ de toutes les déviations de
la foi. La base de son érudition est la tyrannie des experts qui
dominent sur le christianisme avec leurs spéculations d’une Parole
de Dieu approximative.
La
différence est vaste entre le Texte Reçu et le Texte Néologique.
Dans le Nouveau Testament seul il y a au-dessus de 8,000 divergences
grammaticales. Il est vrai que plusieurs de celles-ci sont
insignifiantes, mais plusieurs autres sont d’une importance
capitale. Plus de 2,800 mots qui sont dans le Texte Reçu ne sont pas
inclus dans le Texte Néologique qui est la base de toutes les
versions modernes de la Bible. Des mots, des versets, des paragraphes
entiers ne se retrouvent plus dans les nouvelles versions ou sont mit
en [crochets] pour semer le doute de leur authenticité. Les
promoteurs de ces nouvelles versions, dont la majorité proviennent de
l’œcuménisme et des mouvements évangéliques, affirment tous que
les divergences sont mineures et n’affectent aucunement les
doctrines. Ceci est un mensonge monstrueux élaboré pour séduire
ceux qui se justifient par leur libre-choix, et dont la vaste majorité
sont indolents et gobent tout ce qui leur est dit par leurs prétendus
pasteurs. Le mot «doctrine» signifie «enseignement», et tout
manque de présenter la Parole de Dieu avec une précision intégrale
est un problème doctrinal sérieux. Il est possible avec des versions
modernes, dont plusieurs parties ne peuvent faire autrement que de
s’accorder avec le Texte Reçu, de proclamer l’Évangile de la Grâce
à des Catholiques, des Mormons, des Baptistes et des Pentecôtistes.
Même qu’il est possible de prouver la divinité de Christ avec la
Traduction du Monde Nouveau des Témoins de Jéhovah qui, elle aussi
est basée sur le même Texte Néologique. Ces choses sont l’évidence
de la puissante main de Dieu qui confond tous les efforts du malin qui
perverti l’Écriture dans les versions modernes. Mais cela ne
signifie point que les modifications ne sont pas insignifiantes et
qu’elles n’affectent point les doctrines essentielles. En voici
quelques-unes qui soit sont retranchées, altérées ou placées entre
[crochets] comme cela est souvent la pratique.
1-
LA DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST
Mais
cela n’est pas tout, plusieurs versions adultérées enlèvent des
noms et des désignations qui appartiennent au Seigneur Jésus-Christ
ou les placent entre [crochets]. Cette analyse fut faite sur la Bible
Segond N.E.G. de 1975.
-
SEIGNEUR
est
retranché de Matt. 13 :51, Marc 9 :24; Ac. 9 :6; 2
Cor. 4 :10; Gal. 6 :17; 2 Tim. 4 :1; Tite 1 :4.
-
JÉSUS
est retranché de Matt. 8 :29; 16 :20; 2 Cor. 4 :6;
5 :18; Col. 1 :28; Phil. 6 :1; 1 Pi. 5 :14.
-
CHRIST
est retranché de Luc 4 :41; Jean 4 :42; Ac. 16 :31;
Rom. 1 :16; 1 Cor. 16 :23; 2 Cor. 11 :31; Gal. 3 :17;
4 :7; 1 Thess. 2 :19; 3 :11,13; 2 Thess. 1 :8;
Héb. 3 :1; 1 Jean 1 :7; Apoc. 12 :17.
-
JÉSUS-CHRIST
est retranché de 1 Cor. 16 :22; Gal. 6 :15; Eph. 3 :9;
2 Tim. 4 :22.
-
SEIGNEUR
JÉSUS-CHRIST
est retranché de Rom. 16 :24; Eph. 3 :14; Col. 1 :2.
-
FILS
DE DIEU
est
retranché de Jean 9 :35; 6 :69.
2-
LA DOCTRINE DE L’EXPIATION
Considérez
les retranchements suivants sur cette doctrine essentielle, sans
laquelle il n’y a point de salut. Seuls les ennemis de la croix
peuvent lancer une telle attaque contre le sacrifice expiatoire et
vicarial du Seigneur Jésus-Christ pour nos péchés.
-
COLOSSIENS
1 :14 –
Les
versions modernes enlèvent la phrase cruciale «par son sang».
-
HÉBREUX
1 :3 –
Les
mots «ayant fait par soi-même» sont enlevés dans les versions
modernes dans le but d’affaiblir le témoignage de ce que Christ
a accomplit de lui-même sur la croix.
-
1
PIERRE 4 :1 –
Les
versions adultérées enlèvent les mots «pour nous», insinuant
que Christ n’a pas souffert pour nous, nous éradiquant complètement
comme les sujets de ses souffrances.
-
1
CORINTHIENS 5 :7 –
Encore
une fois nous voyons que «pour nous» est enlevé des versions
modernes pour nous dire que Christ, notre pâque n’a pas été
sacrifié pour nous. C’est une attaque directe au sacrifice de
la croix et à notre salut.
3-
LES VERSIONS MODERNES AFFAIBLISSENT LA DOCTRINE DU JEÛNE
Le
Texte Critique et les versions modernes attaquent d’une manière étrange
la doctrine du jeûne. Quoique certaines références à cette
doctrine demeurent dans leur texte, plusieurs passages significatifs
sont enlevés ou placés entre [crochets].
-
MATTHIEU
17 :21 –
Ce
verset est enlevé au complet ou placé entre [crochets] pour
enlever ou mettre le doute que des démons peuvent être chassés
par la prière et le jeûne. La seule raison possible pour ceci
est que des démons sont derrières les versions modernes. Puisque
le mot «démon» signifie littéralement «un esprit de travers»,
c’est-à-dire «un esprit de contradiction ou un esprit de
critique», nous avons l’évidence que le Texte Critique est un
Texte Démoniaque en lequel agit la puissance des ténèbres.
-
MARC
9 :29 –
Les
paroles «et par le jeûne» sont complètement enlevées. Les
mauvais esprits de la Critique Textuelle craignent sûrement d’être
découverts et chassés par la vérité du texte intégral retrouvé
dans le Texte Reçu.
-
ACTES
10 :30 –
Nous
lisons dans la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la Bible de
l’Épée : «Alors Corneille dit : Il y a quatre jour,
à cette heure que j’étais en jeûne et en prière…», mais
les versions modernes qui suivent le Texte Critique enlèvent les
mots «en jeûne».
-
1
CORINTHIENS 7 :5 –
Ici
encore nous voyons que les mots «au jeûne» sont retranchés du
texte des versions modernes.
Ceux
qui ont déjà combattu dans des batailles spirituelles contre les
puissances des ténèbres savent que la prière est une source
spirituelle puissante, mais ils savent aussi qu’il y a des
forteresses diaboliques qui ne peuvent être renversées par la prière
seule sans le jeûne. Enlevé le mot «jeûne» de la Bible est l’équivalent
d’enlever une partie essentielle de l’armure du soldat avant de
l’envoyer au milieu de la bataille. Lorsque nous regardons tous ces
versets dans leur ensemble, une disposition d’attaque définitive se
fait voir dans le Texte Critique, ses traductions et versions, contre
le jeûne en tant qu’une arme spirituelle. Ceci est encore plus sérieux
à la lumière du fait que l’Écriture nous avertit que la guerre
spirituelle est pour s’intensifier juste avant le retour du Seigneur
Jésus (2 Tim. 3 :1,13). Ne vous laissez donc pas séduire ou
intimider pour accepter une Bible qui a enlevé l’armure importante
du jeûne de son texte, car votre vie spirituelle en dépend.
Les
versions modernes de la Bible sont basées sur un texte grec fautif,
voir même démoniaque, introduit par des hommes qui furent des
apostasiés de la foi chrétienne et biblique, et propagé par un
esprit de duplicité infernal. Nous vous prions de vous en détacher
et d’adopter une des versions de la Bible des Réformateurs.
CHAPITRE
6
UN
NOUVEL ENNEMI : LE NÉO-BYZANTINISME
Qu'est
ce que le Byzantinisme? Ce terme un peu étrange et même
bizarre pour plusieurs, se rapporte à l'ancien empire Byzantin.
Utilisé comme un adjectif, il signifie "discussion oiseuse par
ses excès de subtilité évoquant les débats des théologiens
byzantins".
L'empire
Byzantin fut une empire chrétien gréco-oriental, héritier de
l'Empire romain (330-1453). L'empereur Constantin fonda
Constantinople (Istanbul en Turquie) sur le site de Byzance en 395.
L'Empire cesse d'être romain pour devenir gréco-orientale (636-642)
et les Turcs s'emparent de Constantinople en 1453, ce qui occasionna
la renaissance littéraire qui contribua à engendré la Réforme
Protestante en Europe.

Manuscrit Byzantin - MS 2455
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Vers
le 4ie siècle, le Grec cessa d'être la langue commune dans le Ouest
de l'Empire romain et le Latin fut adopté comme langue majoritaire.
Mais dans l'Est de l'Empire, les Byzantins continuèrent d'utiliser et
d'écrire le Grec jusqu'à la chute de l'Empire Byzantin en 1453.
C'est la raison pour laquelle nous avons plus de manuscrits grecs du
Nouveau Testament en vertu de toutes les copies faites à partir des
Originaux en provenance d'Antioche. De la masse des copies nous
avons ce qui se nomme le Texte Reçu nommé aussi le Texte Majoritaire
parce qu'il représente la majorité des lectures contenue dans
l'ensemble des manuscrits grecs. Il nous faut remarquer aussi
l'importance que l'Église Italique, connue aussi comme l'Église
Vaudoise, avait déjà traduit en Latin le texte Grec d'Antioche vers
l'an 160 et que de nombreuses copies se répandirent partout dans
l'Empire romain. Mais pour le moment revenons aux Texte
Majoritaire. Devrions-nous accepter une lecture particulière
parce qu'elle se trouve dans la majorité des manuscrits, et qu'en
est-il des lectures qui ne s'y trouvent point; cela est la question
fondamentale qu’il faut se poser.
Le
Texte Byzantin ou Majoritaire est celui qui est à la base du Texte Reçu
Grec des Réformateurs, compilé par Érasme de Rotterdam en 1516.
Or, nous allons voir qu'il existe une grande différence entre le
Texte Reçu et le Texte Byzantin, de même qu'avec le Texte Néologique
de la Critique Textuelle moderniste qui se base sur le texte
frauduleux des Codex Vaticanus et Sinaiticus. Il est important
de dire ici que le Texte Reçu n'est pas le Texte Byzantin, et je veux
souligner avant d'aller plus loin, que le Texte Reçu est le seul
texte Grec de la Parole de Dieu qui est providentiellement préservé
et entièrement inspiré. Ce fut ce texte qui fut utilisé par
Olivétan pour traduire en français le texte des Bibles que nous
connaissons comme la Bible Martin, la Bible Ostervald, et la Bible de
l’Épée; et ce fut le même texte qui fut utilisé par les
traducteurs anglophones de la célèbre King-James. Bref, le
Texte Reçu est celui qui engendra la Réforme et par lequel des
millions de personnes connurent le salut en Jésus-Christ et se détachèrent
des ténèbres et des superstitions du Catholicisme. Ce texte
inspiré fut scellé par le sang de millions de martyres à travers
l'histoire, et ce même texte est celui qui est constamment attaqué
par les ennemis de la vérité qui cherchent à le substituer par une
approximation fautive et polluée de la Parole de Dieu.
Les
différences entre le Texte Reçu et le Texte Byzantin:
Selon
un certain mouvement qui existe aujourd'hui, vu que la plus part des
lectures du Texte Reçu se retrouvent dans le Texte Byzantin, cela
signifierait que le Texte Majoritaire est la Parole de Dieu qui nous
fut préservé. Cela n'est pas plus logique que de dire que la
Bible Segond est la Parole de Dieu qui nous fut préservé à cause
qu'elle est la plus populaire.
Le
Texte Reçu diffère du Texte Byzantin ou Texte Majoritaire environs
à 1,900 endroits, et en fait il contient plusieurs lectures qui ne se
trouvent point dans aucun manuscrits Grec connus.
Quelques
exemples des lectures qui ne se trouvent point dans le Texte Byzantin
mais qui se retrouvent dans le Texte Reçu:
-
Matthieu
27: 35
- "afin que ce qui a été dit par le prophète s'accomplît:
Ils se sont partagé mes habits, et ils ont tiré ma robe au
sort."
-
Luc
9: 1
-
"disciples".
-
Luc
17: 36
-
"De deux personnes qui seront aux champs, l'une sera prise et
l'autre laissée."
-
Luc
20: 19
-
"le peuple".
-
Jean
6: 70
-
"Jésus".
-
Jean
10: 8
-
"avant moi".
-
Actes
7: 37
-
"écoutez-le".
-
Actes
8: 37
-
"Et Philippe lui dit: Si tu crois de tout ton cour, cela
t'est permis. Et l'eunuque répondant, dit: Je crois que Jésus-Christ
est le Fils de Dieu."
-
Actes
9: 5, 6
-
"il te serait dur de regimber contre les aiguillons. Alors,
tout tremblant et effrayé, il dit: Seigneur, que veux-tu que je
fasse?"
-
Actes
9: 17
-
"Jésus".
-
Actes
10: 6
-
"c'est lui qui te dira ce qu'il faut que tu fasses."
-
Actes
10: 21
-
"qui lui étaient envoyés de la part de Corneille."
-
Actes
15: 11
-
"Christ."
-
Actes
15: 34
-
"Toutefois, Silas jugea à propos de rester."
-
Actes
20: 21
-
"Christ"
-
Actes
24: 6-8
-
"et nous voulions le juger selon notre loi; Mais le tribun
Lysias étant survenu, l'a arraché de nos mains avec une grande
violence, En ordonnant à ses accusateurs de venir auprès de
toi."
-
Romains
13: 9
-
"tu ne diras point de faux témoignage"
-
2
Corinthiens 8: 4
- "de recevoir"
-
1
Thessaloniciens 2: 19
- "Christ"
-
2
Timothée 2: 19
- "Christ"
-
Hébreux
12: 20
-
"ou percée d'un dard"
-